Archive pour juillet, 2009

La java des bombes atomiques.

31 juillet, 2009

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Mon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie
Question travaux pratiques
Il s’enfermait tout’ la journée
Au fond d’son atelier
Pour fair’ des expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en trans’
En nous racontant tout

 

Pour fabriquer une bombe  » A  »
Mes enfants croyez-moi
C’est vraiment de la tarte
La question du détonateur
S’résout en un quart d’heur’
C’est de cell’s qu’on écarte
En c’qui concerne la bombe  » H  »
C’est pas beaucoup plus vach’
Mais un’ chos’ me tourmente
C’est qu’cell’s de ma fabrication
N’ont qu’un rayon d’action
De trois mètres cinquante
Y a quéqu’chos’ qui cloch’ là-d’dans
J’y retourne immédiat’ment

 

Il a bossé pendant des jours
Tâchant avec amour
D’améliorer l’modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il avalait d’un coup
Sa soupe au vermicelle
On voyait à son air féroce
Qu’il tombait sur un os
Mais on n’osait rien dire
Et pis un soir pendant l’repas
V’là tonton qui soupir’
Et qui s’écrie comm’ ça

 

A mesur’ que je deviens vieux
Je m’en aperçois mieux
J’ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot
C’est même plus un cerveau
C’est comm’ de la sauce blanche
Voilà des mois et des années
Que j’essaye d’augmenter
La portée de ma bombe
Et je n’me suis pas rendu compt’
Que la seul’ chos’ qui compt’
C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe
Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
J’y retourne immédiat’ment

 

Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d’Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s’excusa
De ce que sa cagna
Etait aussi petite
Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n’en est rien resté

 

Tonton devant ce résultat
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au Tribunal on l’a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille
Messieurs c’est un hasard affreux
Mais je jur’ devant Dieu
En mon âme et conscience
Qu’en détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D’avoir servi la France
On était dans l’embarras
Alors on l’condamna
Et puis on l’amnistia
Et l’pays reconnaissant
L’élu immédiat’ment
Chef du gouvernement

 

Boris Vian (chanté par Boris Vian et Serge Reggiani, musique d’ Alain Goraguer)

31 juillet, 2009

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L’évadé

 

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut, entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

 

Il respirait l’odeur des arbres
De tout son corps comme une forge
La lumière l’accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

 

Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

 

Les canons d’acier bleu crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l’eau

 

Il y a plongé son visage
Il riait de joie, il a bu
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il s’est relevé pour sauter

 

Pourvu qu’ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L’a foudroyé sur l’autre rive
Le sang et l’eau se sont mêlés

 

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

 

Le temps de rire aux assassins
Le temps d’atteindre l’autre rive
Le temps de courir vers la femme

 

Il avait eu le temps de vivre.

 

Boris Vian

 

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Le Colibri.

31 juillet, 2009

La légende du Colibri

Le Colibri. dans Developemment personnel colibri-02

Photo : Colibri

L’humanité est-elle encore en mesure d’orienter son destin vers l’indispensable humanisation, à savoir construire le monde avec ce qu’elle a de meilleur pour éviter le désastre du pire ? Cette question se pose à la conscience de chacun d’entre nous. En dehors des grandes décisions politiques que les états doivent prendre et pour lesquelles nous devons militer, il nous appartient à titre individuel de faire tout ce que nous pouvons dans notre sphère privée et intime, comme nous l’enseigne la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l’ « oiseau mouche », ami des fleurs…« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit « Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! » Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part ».

Telle est notre responsabilité à l’égard du monde car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le voulons bien.

Source : http://www.mouvement-th.org/index.php/cms/155/La-legende-du-colibri?selectedMenu=50

 

Le colibri


Le vert colibri, le roi des collines,
Voyant la rosée et le soleil clair
Luire dans son nid tissé d’herbes fines,
Comme un frais rayon s’échappe dans l’air.

Il se hâte et vole aux sources voisines
Où les bambous font le bruit de la mer,
Où l’açoka rouge, aux odeurs divines,
S’ouvre et porte au coeur un humide éclair.

 

Vers la fleur dorée il descend, se pose,
Et boit tant d’amour dans la coupe rose,
Qu’il meurt, ne sachant s’il l’a pu tarir.

 

Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,
Telle aussi mon âme eût voulu mourir
Du premier baiser qui l’a parfumée !

 

Charles-Marie LECONTE DE LISLE

 

 

 

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31 juillet, 2009

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Esprit de joie,
Tu n’es le compagnon ni du bruit ni de la vanité,
Mais le fruit de l’amour et de l’humilité ;
Tu es libre comme le vent,
Tu es la source au cœur de l’enfant
Qui fredonne une chanson.

 

Esprit de joie, tu nous transportes parfois
comme un torrent si fort,
que nous avons envie de chanter, de danser
ou de nous taire infiniment, inondés de paix.

 

Esprit de joie, tu es cohérence et harmonie,
Tu es sagesse intérieure,
Tu es Don de Dieu, jaillissement de sa Vie,
Au plus intime de notre cœur.

 

Ô joie de l’Esprit,
Tu es le signe de l’homme en marche vers sa vérité,
Tu es le dépassement de nos échecs surmontés,
Tu es victoire remportée sur le chaos de nos passions,
Tu es pauvreté assumée sur la ruine de nos illusions.
Tu es le fruit de l’accueil du Tout Autre dans notre maison,
Et de l’accueil des autres sans aucune discrimination.

 

Ô joie, ma sœur la joie, fille de l’Esprit,
Que de fois je t’ai retrouvée au cœur de l’imprévu,
Alors que je croyais t’avoir définitivement perdue !
Esprit de Joie, ma sœur la joie, la Joie de Dieu !

 

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Et si…

31 juillet, 2009

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… la lumière de nos yeux
peignait le ciel en bleu,
transformait tous les fusils en ballons rouges,
les champs de mines, en immenses parcs,
les canons, en fontaines,
les soldats, en anges gardiens,
les cris et les pleurs en chants,
les déserts, en jardins fleuris,
la haine, en tendresse profonde,
les rancoeurs et les jalousies,
en doux baisers…

Si la lumière de nos yeux tissait un tapis de joies
dans un champ de roses afin que chaque voyageur
sans passeport y trouve grain d’humanité et
germe de compassion, nous habiterions le paradis.

Mais dans quel piège sommes-nous tombés?
Quand cesserons-nous de refouler
cette partie de nous silencieuse, douce et aimante,
qui attend patiemment que se déchire la toile
du doute et qui ne demande qu’à vivre
dans l’amour plutôt que dans la peur?

Chaque instant est un moment qui passe à l’éternité.

Auteur : Inconnu

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Risquer.

31 juillet, 2009

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Rire, c’est risquer d’avoir l’air ridicule.
Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental.
Vouloir rejoindre l’autre, c’est prendre le risque de s’impliquer.

Exprimer ses sentiments, c’est risquer de révéler sa véritable
façon d’être, d’affirmer à la face du monde ses idées et ses
rêves. C’est risquer de perdre.

 Aimer, c’est prendre le risque de ne pas être aimé en retour.
Vivre, c’est risquer de mourir.
Espérer, c’est risquer le désespoir.
Essayer, c’est risquer d’échouer.

Mais on se doit de risquer parce que la plus sérieuse menace à
  la vie elle-même se trouve dans l’absence du risque…

 

Auteur : Inconnu

 

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J’accepte les autres.

31 juillet, 2009

 

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Est-il si important d’avoir toujours raison?
Nous avons tendance à croire que notre bonheur
dépend des circonstances extérieures.
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Nous présumons à tort qu’il nous appartient
de forcer les événements et les gens à servir nos intentions. Nous ne réalisons pas que nous
courons ainsi à notre perte.
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Prêtons attention aux véritables sentiments que nous éprouvons lorsque nous avons ainsi obtenu
ce que nous voulions:
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Sommes-nous habités par un sentiment
de joie et de quiétude?
Sommes-nous véritablement heureux
du dénouement?
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Faisons dès aujourd’hui l’expérience suivante:

Après avoir clairement et calmement exprimé
notre opinion ou nos intentions, laissons les personnes réagir à leur guise et les événements
se dérouler sans intervenir ni en corriger le cours.
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Nous serons surpris de constater à quel point
notre vie est plus variée et plus riche lorsque
nous acceptons de laisser circuler librement l’énergie, tout en participant à son mouvement.
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Ne nous privons pas de cette richesse en croyant
que nous seul pouvons tout régler et organiser. Nous faisons partie d’un tout dont
l’intelligence est infinie.

Laissons cette intelligence agir autour de nous
et par nous.

Lady Jo

 

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http://pages.videotron.com/ladyjo/

 

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Baron.

31 juillet, 2009


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L’Héritage

 

Quand j’étais petit, nous avons toujours eu des chiens boxers. Un jour, papa, qui était un peu macho, est tombé amoureux d’un magnifique doberman noir et feu, un chien d’exposition et de concours. Papa voulait absolument ce magnifique animal. Il l’a donc acheté et emmené à la maison. Il s’appelait Baron. C’était un jeune mâle d’environ onze mois, non stérilisé. Élevé pour des concours, Baron n’avait aucune expérience des enfants. J’avais cinq ans à l’époque, et j’étais le deuxième de quatre enfants. Comme dans la plupart des familles où il y a de jeunes enfants, il y avait toujours beaucoup de bruit et d’activité chez nous. Mes parents se sont dit que Baron était encore jeune et qu’il finirait par s’adapter à sa nouvelle vie.

Un jour, quelque temps après que papa ait ramené Baron à la maison, je suis rentré en courant de dehors, emmitouflé dans mon habit de neige. Je n’ai pas vu Baron qui dormait sur le plancher et lui ai marché dessus. Les dobermans ont des réactions extrêmement rapides, une des raisons qui en font de si bons chiens de garde ou policiers. Cette fois-ci, sa réaction a créé un désastre. Baron a sursauté et, dans sa peur, il m’a sauté au visage. Ses crocs supérieurs ont traversé ma joue gauche et ma lèvre supérieur, juste sous le nez, et ses crocs inférieurs ont attrapé mon menton. Mes parents m’ont conduit d’urgence à l’hôpital où on a immédiatement entrepris une chirurgie de reconstruction. À mon retour à la maison, suturé et enveloppé de bandages, ils m’ont mis au lit sans tarder.

Lorsque papa est venu me voir un peu plus tard, il s’est arrêté net devant ma porte, étonné par la scène qu’il a découverte. Baron était entré furtivement dans ma chambre. Le chien avait glissé son museau sous mon coude et, en poursuivant sa manœuvre, il avait réussi à faire glisser mon bras sur son épaule. Il avait déposé sa grosse tête noir sur ma poitrine. Il restait assis, immobile comme une statue. En me surveillant et en me protégeant, il menait une vigile d’excuse et d’amour. Papa m’a raconté que Baron n’a jamais bougé et qu’il est resté dans la même position toute la nuit.

Étonnamment, je n’ai pas été défiguré par cette aventure avec Baron. Et je n’ai pas eu peur des chiens, comme c’est souvent la cas. Quand je pense à Baron, je ne pense pas à sa férocité. Je me souviens bien plus du poids de sa tête sur ma poitrine et de l’inquiétude dans ses grands yeux expressifs. Avant même l’incident, je voulais devenir vétérinaire. Mon amour des bêtes a augmenté après avoir vu Baron exprimer son chagrin. Aujourd’hui encore, je souris intérieurement chaque fois que je traite un doberman.

L’histoire de Baron est entrée dans la légende familiale. Ma mère a sauvé un doberman adulte et l’a gardé jusqu’à sa mort. Bien sûr, elle l’a baptisé Baron. Ma sœur cadette a deux dobermans dont un s’appelle justement Baron.

Mon Baron était un merveilleux chien qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Nous lui avons trouvé un foyer où il n’y avait pas d’enfants et il a vécu heureux et aimé pour le reste de ses jours.

 

Poèmes.

30 juillet, 2009

 

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 Je compte sur toi

Je tiens à te dire que je crois très fort en toi,

en ta détermination, en ton imagination,

en ton intelligence.

Je sais que tu peux tout,

que tu peux tout entreprendre et tout réussir.

N’abandonne jamais,

ne renonce à rien de ce que la vie t’offre,

profite des forces qui sont en toi.

Ne renonce jamais à tes rêves.

Je sais que tu peux les réaliser,

que tu peux accomplir tes désirs les plus fous.

Aie confiance en toi et tu verras que tu peux tout…

 

Auteur inconnu

 

 Ecoute – moi.

 

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Lorsque je te demande de m’écouter

et que tu commences à me donner des conseils …

tu ne fais pas ce que j’attendais de toi.

 Quand je te demande de m’écouter

et que tu commences à me dire pourquoi,

à me dire que je ne devrais pas sentir ce que je sens …

tu piétines mes sentiments.

Quand je te demande de m’écouter

et que tu sens que tu pourrais m’aider

à résoudre mes problèmes …

tu as échoué, aussi étrange que cela paraisse.

C’est peut-être pour cela que la prière est si efficace …

Parce que Dieu est muet

et qu’il ne donne pas de conseils

et n’essaie pas de réparer les choses à ta place.

Il se contente d’écouter et de croire

que la personne trouvera elle-même ses solutions.

Alors je t’en prie,

contente-toi de m’écouter et de m’entendre …

Et si tu veux parler,

attends ton tour quelques instants

et je te promets que je t’écouterai …

Auteur Inconnu

 

 

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L’arbre de vérité.

30 juillet, 2009

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Où se trouve la vérité
Dans quelle guerre et dans quelle armée
Du Viêt-Nam à l’Afghanistan
De Greenpeace aux armes d’ l’Iran?
Vérités es-tu bonne à dire
À celui qui peut nous détruire?

 

Pour l’amour de la vérité
Que de haine on a pu semer
Que de peur et de dérision
Des Croisades à l’Inquisition
Qui peut mettre l’éternité
À l’épreuve de vérité ?

 

Comment croire à la vérité
Qu’on nous livre de tous côtés
En pâture au gré d’un caprice
En otage ou en sacrifice
Dans les mains de ces fous à lier
De quel bord est-elle une alliée?

 

On l’enferme, on la défigure
On la brûle et on la torture
Qu’elle éclate et nous éclabousse
D’une averse de pluie d’eau douce
Mais sur l’arbre de vérité
Bien des fruits sont empoisonnés

 

Faut-il croire à la vérité
Quand le temps a tout effacé
S’il ne reste que des images
Des discours et des témoignages
Dans les cœurs et loin des passions
Qui a tort et qui a raison?

 

Où se trouve la vérité
Dans l’amour ou la charité?
Vérité es-tu bonne à dire
Au malade qui va mourir?
Bien plus lourd sera le secret
Dans le cœur de celui qui sait

 

Qui toujours il devra garder
Le silence et la vérité.
 

 

Yves Duteil Le silence ou la vérité Lyrics:

 

 

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