Archive pour octobre, 2009

Journée sans stress.

31 octobre, 2009

 

 

 

 

 

att00001.gif

31 octobre, 2009

 

La régression dans une vie antérieure peut transformer la manière dont vous percevez le monde et vous-même, tout en vous aidant à mettre en perspective les difficultés à affronter dans la vie. Les bienfaits de cette transformation sont à chercher dans l’accomplissement de vies antérieures inachevées et la libération de l’âme.

Dans notre vie présente, nous portons tous en nous les traces de nos vies antérieures. Les réminiscences d’une vie antérieure surviennent sous plusieurs formes et, dans certains cas, les souvenirs peuvent être bénéfiques, s’agissant, par exemple, d’un talent que vous voulez continuer à nourrir ou approfondir dans la vie courante.

Parfois aussi, il vous semble déjà connaître ou reconnaître un lieu ou une personne qui vous semble très familier, alors que vous venez juste de la rencontrer ou d’arriver dans un endroit particulier. La plupart du temps, mais pas toujours, il s’agit de personnes ou de lieux que vous avez connus dans une vie antérieure.

 dans Entre nous Boathouse_At_Sunrise_sepiaAinsi, vous avez peut-être, sans vraiment le savoir, une certaine attirance pour certains lieux ou certaines cultures, ceci sans raison vraiment explicable. De la même façon, vous pouvez aussi avoir des désirs ou de la nostalgie, voire être conscient de certains savoirs culturels dont vous vous ne souvenez pas avoir appris et dont vous ignorez la manière avec laquelle ils ont été transmis.

Certaines expériences traumatiques vécues dans une vie antérieure restent parfois encore à résoudre. Une mort violente ou soudaine, un jugement posé sur une personne ou n’importe quel type d’événement grave peuvent rester en suspens tant qu’ils n’ont pas été résolus et amener ainsi des émotions et des sentiments négatifs dans la vie présente. Il se peut que vous ayez, dans une vie antérieure, partagé de l’amour avec une personne qui vous a cependant brisé le cœur et que cela vous amène, aujourd’hui, une charge d’émotions négatives dans la vie de tous les jours.

Pour vous énumérer encore quelques traumatismes pouvant provenir d’une vie antérieure, mentionnons par exemple la phobie des explosions, qui peut faire écho à une mort ou à une blessure à la guerre, la peur de parler en public, qui peut faire écho à une lapidation publique ou à un jugement de tribunal injuste, la phobie de l’eau, qui peut résulter d’une «ancienne» noyade, ou encore des migraines répétées, qui peuvent provenir d’un traumatisme crânien ou d’une mort soudaine dans une vie antérieure.

Beaucoup de maladies physiques, d’autre part, résultent de troubles psychosomatiques et, très souvent, ces troubles diminuent ou cessent complètement après une régression dans les vies antérieures.

Quand les traumatismes liés aux vies antérieures sont explorés et résolus, les phobies et les problèmes physiques disparaissent. La vie présente est parsemée de problèmes associés à des états émotionnels, et parfois à de véritables sensations physiques, provenant d’une vie antérieure douloureuse, dans laquelle le client peut localiser et identifier la source d’un traumatisme.

Le ou la thérapeute assiste alors le client pour résoudre les problèmes «passés» non réglés et l’encourage ensuite à intégrer les solutions dans la vie présente.


Pocket Watch
Certaines personnes rejettent l’idée d’explorer une vie antérieure, car elles prétendent avoir déjà assez de problèmes dans la vie présente. Mais, il semble parfois plus facile de trouver une solution dans une vie antérieure, car il y a alors un plus grand détachement par rapport aux problèmes et aux personnes impliquées. De nombreuses personnes découvrent en fait que les conflits actuels et les blocages trouvent leur racine dans une expérience vécue dans une autre vie et elles découvrent cela souvent par hasard. A différentes occasions, certaines expériences douloureuses peuvent être réactivées dans notre vie présente sans qu’on ait véritablement conscience du traumatisme vécu dans une vie antérieure ; à l’inverse, certains sujets se souviennent parfois très bien de leur vie antérieure. Certaines interactions peuvent parfaitement réactiver une mémoire antérieure. Ce sont parfois des événements répétitifs, apparaissant sous divers déguisements, qui nous bloquent ou qui nous font réaliser qu’il existe une émotion ou un stress particulier par rapport à certaines personnes ou situations. Il se peut qu’on ait constamment à l’esprit une pensée particulière, comme «je ne sers à rien» ou «personne ne m’aime», voire encore «tout le monde m’abandonne». C’est comme si l’âme restait coincée dans cette pensée particulière et ne pouvait pas en sortir.

L’hypnose est normalement utilisée pour découvrir une vie antérieure ou pour accéder aux réminiscences de l’enfance. Certains thérapeutes qui pratiquent la régression utilisent des images-clés ou la relaxation pour réactiver cette mémoire et pour trouver les causes qui sont à l’origine d’un problème dans la vie courante. Des inductions rapides ou spontanées sont parfois utilisées pour arriver plus rapidement à la source d’un mal-être.

L’important ici est de se laisser aller, de vivre pleinement cette expérience pour libérer l’énergie et les blocages émotionnels liés à l’expérience traumatique. Ayez la foi dans vos visions intérieures et soyez prêt à explorer ce qui resurgit.

Le but, pendant la régression en âge, consiste à trouver des solutions et à relâcher les émotions bloquées. Il n’est pas très important de retrouver ou non des éléments concrets prouvant que vous avez vraiment vécu la vie antérieure. Si vous retrouvez des preuves à ce sujet, c’est évidemment une très bonne chose et vous pourrez ensuite, si vous le voulez, approfondir les recherches pour avoir des éléments encore plus probants.

Mais si vous entreprenez cette forme de thérapie uniquement pour trouver ces preuves, vous passerez à côté de l’essentiel. Certes, il arrive que certaines personnes reçoivent lors d’une régression des informations si détaillées que celles-ci constituent à elles seules une preuve irréfutable. Mais ce n’est pas habituel. Le ou la thérapeute ne fait qu’accompagner le client dans des événements significatifs qui ont précédé de peu la fin d’une vie antérieure. Pendant la régression, nous cherchons avant tout les leçons que nous pouvons en tirer pour la vie présente et non pas d’éventuelles preuves historiques.

EgyptContrairement à ce que la plupart des gens croient, revivre ou refaire l’expérience des événements-clés permet de liquider un problème et ne traumatise nullement la personne. En trouvant la solution à un problème, vous vous donnez les moyens d’avancer, en retraçant l’origine du mal-être, et vous pouvez laisser partir les émotions bloquées pour parvenir à un aboutissement. La thérapie des vies antérieures ne fait qu’élargir l’horizon temporel pour trouver les origines profondes des problèmes actuels.

Même si vous ne croyez pas à la vie antérieure, les métaphores que vous recevez donnent, avec tout leur symbolisme, des indications fort précieuses et vous fournissent des réponses appropriées à vos problèmes dans le présent. C’est comme lorsque vous regardez un film : vous n’analysez pas forcément l’histoire pour savoir si elle est réelle ou si les faits évoqués se sont bien déroulés comme ça dans la réalité. Généralement, vous appréciez simplement la séance… Une régression dans une vie antérieure devrait être vécue de la même manière, à la seule différence que c’est vous qui tenez le rôle principal du film.

Les pionniers, comme Brian Weiss, Michael Newton, Andy Tomlinson ou Roger Woolger, pour en nommer quelques-uns, ont réussi à faire accepter la thérapie de la régression en âge et la tendance aujourd’hui est de considérer celle-ci comme un outil très important. En écrivant des livres sur ce thème, ils ont permis de faire évoluer les points de vue et ont mis à disposition du public des informations auxquelles nombre de personnes n’avaient pas accès auparavant.


E-mail: info@reincarnation.ch

31 octobre, 2009

 

larichessenestpastoujoursdansnotreportemonnaie.jpg

A travers les croyances, traditions, expériences, thérapies… la question de la réincarnation demeure. Cet ouvrage est la réédition d’un numéro spécial de la revue Nouvelles Clés consacré à ce thème, au fil d’une vaste enquête à travers le monde.

Au début, lorsque l’idée nous est venue de réfléchir à un dossier spécial de Nouvelles Clés consacré à la réincarnation, nous avons franchement hésité. Quel sujet glissant ! N’allions-nous pas passer pour des farfelus – ou pour des casse-cou irresponsables, défiant inutilement d’inconcevables fadaises ? Heureusement, comme souvent, le réel s’est avéré plus généreux que prévu – et bien plus grand que la plus folle des fictions ! En enquêtant simplement comme des journalistes auprès de nos contemporains, nous nous sommes rendu compte à quel point ce sujet de la réincarnation traversait toutes les cultures, toutes les traditions, toutes les croyances, toutes les grandes problématiques métaphysiques, spirituelles, éthiques, quelles soient vues d’Orient ou d’Occident. Le résultat est le dossier touffu que vous tenez entre les mains. U n dossier à la fois riche et contradictoire, qui, mine de rien, pose beaucoup de grandes questions.

Certes, nos descendants riront peut-être de notre époque où les Occidentaux adhèrent de plus en plus nombreux, non sans un certain enthousiasme, à la croyance orientale en la réincarnation. . . alors que celle-ci représente, pour les Orientaux eux-mêmes, une malédiction.

Tout dépend du point de vue

Dans un monde où règne le « chacun pour soi » le plus épais, le moins conscient des implications globales de chaque pensée, de chaque acte individuel, ridée de réincarnation est une façon simple, presque enfantine (mais l’humanité nen est-elle pas là ?) de se sentir individuellement impliqué sur le long terme : qui sait en effet en qui ou en quoi vous vous incarnerez la prochaine fois ?

Avez-vous l’impression d’avoir déjà vécu avant cette vie-ci ? Pensez-vous vous réincarner après votre mort ?

Savez-vous combien de Français y croient ?

Saviez-vous que Giordano Bruno, Léonard de Vinci, Kant, Hegel, Goethe, Victor Hugo, Flaubert, Conan Doyle, Nietzsche, Lou Andreas-Salomé, le général Patton. . . en étaient convaincus ?

A votre avis, pourquoi beaucoup de gens pensent-ils que c’est la croyance la plus raisonnable ? Sur quels processus s’appuient les psychothérapeutes qui, pour soigner, font régresser leurs patients dans des « vies antérieures » auxquelles ils ne croient pas forcément ?

Comment les bouddhistes lient-ils la réincarnation et la conviction que la personne est une illusion ? Et, selon les chrétiens, quest-ce qu’une « personne » ?

Comment le débat revient-il aujourd’hui dans l’Église ? Que dire des petits enfants qui se rappellent une « autre famille » ?

Et vous, là, tout de suite, êtes-vous sûr d’être vraiment incarné ?

Comme extrait de ce livre collectif nous avons choisi le chapitre d’Yvan Amar, philosophe et sage d’Occident décédé il y a tout juste dix ans, en juin 1999.

Pourquoi avoir si peur de l’inconnu ?

« En réalité, dit Yvan Amar qui connaît bien l’Inde, nous ne nous réincarnons pas vraiment, puisque notre essence échappe au temps. » Selon lui, si certains souvenirs semblent remonter à une vie antérieure, c’est qu’ils entrent en résonance avec une dimension hors mesure et hors temps – une dimension plus réelle que le monde, mais dont nous nous écartons par peur de disparaître.

Yvan Amar : Il faut préciser d’emblée que je n’ai aucune expérience personnelle de la réincarnation en dehors du fait que j’ai vécu très longtemps auprès d’un sage indien, Chandra Swami, qui, lui, dit se souvenir de ses incarnations antérieures, et que j’ai été pétri de l’influence de maîtres tels que Ma Ananda Moyi ou Ramdas, qui soutenaient la possibilité de cette théorie. Donc, malgré ma conviction personnelle que je vais aborder ci-dessous, je suis obligé de faire des réserves, car on ne peut écarter d’un revers de la main le témoignage d’êtres d’une aussi grande profondeur dans rexpérience spirituelle. Pourtant. . . je dis que la réincarnation n existe pas. Pourquoi ? Ce que nous appelons la réincarnation se réfère à une façon de voir le monde en morceaux séparés, en imaginant des entités susceptibles d’habiter dans un certain temps une existence et, dans un autre temps, une autre existence. Et parfois, certains disent qu’ils ont la mémoire de cela. Mais le fait de se souvenir de quelque chose ne signifie pas pour autant une existence séparée dans un corps puis dans un autre. Car quelle est la nature de cette mémoire dans le temps ?

Je vais me référer à l’expérience et à la nature d’une mémoire dans l’espace selon la théorie morphogénique que défend le scientifique anglais Rupert Sheldrake, illustrée par la fameuse expérience des mille singes : on apprend à des singes, sur une île, à nettoyer à r eau des pommes de terre pleines de sable. Ceux-ci, les trouvant meilleures à manger, apprennent ce geste aux autres singes de l’île. Mais on constate, quelques années plus tard, que tous les individus de la même espèce de singes se sont mis à nettoyer les pommes de terre de la même façon, dans le monde entier. Ce qui voudrait dire qu’il y a dans l’espace un champ de conscience par lequel une information donnée concernant une espèce se trouve transmise et assimilée directement dans le comportement de tous les individus de cette espèce. Un champ spatial de conscience diffuse une information qui peut être appropriée par toute l’espèce.

Ce qui est vrai dans l’espace devrait être dans le temps. On devrait alors pouvoir, à certains moments, toucher une mémoire ancienne d’un autre point de ce champ temporel morphogénique, ce qui nous donnerait l’accès à l’idée et à la sensation d’une incarnation antérieure, avec appropriation de l’expérience de cette mémoire.

Pour le reste, la théorie de la réincarnation semble accorder une réalité à l’existence en soi. Or cela ne va pas dans le sens de la nature de la réalité, qui est une réalité de l’interdépendance des phénomènes. Dans le bouddhisme, lorsque le Bouddha se réveille à la réalité du non-moi, Anata, il s’éveille simultanément à la réalité de l’interdépendance des phénomènes. Le fait d’approcher la réincarnation d’un point de vue personnel est une récupération, par le moi de souffrance, de la possibilité de se perpétuer au-delà de la mort. Ce qui en nous aspire au réel ne peut pas craindre la mort ; seulement ce qui en nous souffre projette constamment la possibilité d’échapper à la mort absolue en créant un état post mortem, soit sous forme de paradis (ou d’enfer) soit sous forme d’un retour par la réincarnation. Mais du point de vue de 1’« aspiration du réel vers le réel », c’est-à-dire de l’aspiration de Dieu à se reconnaître lui-même, la confrontation à la mort est le sine qua non de la vision juste. C’est le principe de la réalité – défendu par exemple par le bouddhisme comme par toute démarche spirituelle authentique -, qui voit dans l’extinction absolue le garant de la vision juste : c’est la confrontation à la mort totale, où il ny a pas de retour, pas de paradis. . . mais la réalité d’une connaissance absolue.

Tout phénomène de reconnaissance d’une incarnation passée est la mémoire de certe reconnaissance appartenant à un champ de conscience qui n est pas limité par ce que nous appelons habituellement « les mesures du temps et de l’espace ». Le mot maya, l’illusion, a pour racine « ce qui est mesurable ».

Le mensonge, c’est ce qui est mesurable.

Le processus de confrontation à cette mort absolue est ce qui a toujours été enseigné pour passer du moi souffrant au réel aspirant à sa propre reconnaissance pour se libérer du besoin de se réincarner et entrer dans l’incarnation absolue. Tel est l’enseignement ultime que l’on voit se déployer dans l’hindouisme, dans le bouddhisme, dans le soufisme, dans la mystique judéo-chrétienne. Ces traditions nous disent que plus on incarne la réalité, moins le moi existe : quand il n y a plus de moi, qu’est-ce qui pourrait se réincarner ?

La rhétorique de la spiritualité, pour moi, c’est toujours de mettre en regard ce qui est en rapport d’opposition : quelle est, face à la réincarnation et donc à la vie quelle suppose, mon expérience de la mort ? Eh bien, c’est que je n’expérimente pas la mort de façon véritable, car celle-ci serait l’expérience d’une mort totale. Pourquoi est-ce que je crée la possibilité d’une survivance, d’une autre existence, d’une autre incarnation, d’un paradis. . . et, en cautionnant tout cela, d’une incarnation antérieure : si cela a existé avant, cela peut-il se répéter après ?

En fait, nous sommes confrontés à notre refus de la mort totale : du point de vue de la libération, il est intéressant de constater ce refus. Plutôt que d’essayer d’épiloguer sur la possibilité et la nature réelle de la réincarnation, posons-nous plutôt la question de savoir pourquoi nous avons besoin de ces théories ?

A quoi correspondent-elles en nous ? Au besoin de faire continuer une existence séparée dans le temps.

Que y a-t-il de si traumatisant à faire monter en soi le principe de la mort totale, sans solution de rechange, sans autre vie, sans autre incarnation ? C’est cette peur qu’il nous faut vaincre en nous.

Il n’est pas nécessaire que la réincarnation existe ou n’existe pas pour accomplir un parcours authentique et durable dans cette vie. On peut construire un psychodrame intérieur basé sur une incarnation antérieure afin de dénoncer des choses apparemment insolubles autrement, pourquoi pas ? Mais on en a pas besoin !

Ah, laisser son ego enfin roupiller en paix !

31 octobre, 2009


432lemariepk01.jpg

 

Mon cher cousin des villes,

J’espère que tu vas profiter de l’été pour te ressourcer un peu. La vie de nos cités polluées à l’agitation, au bruit, à l’ozone et autres gaz n’est guère bonne pour la santé physique et… psychique. On y a en effet plus de mal qu’ailleurs pour se déconnecter, et surtout déconnecter son mental. Il ne reste qu’à faire du sport ou employer diverses gymnosophies, ces gymnastiques de sagesse employées par l’orient et qui ont pour noms yogas, zen, tai-chi, chi-kong… donc des techniques de méditation diverses – ainsi que tous les arts martiaux.

Techniques qui nous apprennent à respirer, à bouger ou rester immobile et à se voir autrement. Ces techniques d’éveil diverses opèrent un vrai effet de « lâcher-prise » dans le mental. Le Maître zen Taïsen Deshimaru disait : durant la méditation, le grand ego (celui qui recherche la paix, la lucidité, la sagesse…) regarde le petit ego (futile, agité, mesquin, préoccupé, obsédé…) ; en effet on se voit fonctionner soi-même sur l’écran de sa conscience. Et ce simple fait là permet de se détacher, tant soi peu, de l’agitation mentale perpétuelle qui nous habite : cette prise de distance fait que l’on n’est plus dupe de nos jeux mentaux, que l’on ne se trouve plus uniquement perdu, noyé dans ses pensées : cela crée « naturellement et automatiquement » comme disait Deshimaru, de la sagesse. Mais ce n’est pas le seul moyen pour se ressourcer : la marche à pied, la natation, la peinture, le bricolage, et toutes les activités ludiques de l’été peuvent être le prétexte à cette déconnexion salutaire qui pour ne pas être inconsciente, doit s’enraciner dans une certaine lucidité : c’est la conscience qui regarde la conscience en quelque sorte. Sans s’y attarder de manière obsessionnelle, puisque le même Taïsen Deshimaru disait : dans l’état méditatif on regarde les pensées passer comme des nuages dans le ciel bleu. Je te souhaite, ainsi qu’à tes proches, un bel été.

Mon cher cousin des champs,

Tes très sages conseils (merci !) m’ont plongé dans une longue rêverie.

Ce repos, dont je ressens l’incontestable besoin depuis quelques semaines (ou mois, jusque dans mes fibres osseuses), n’aurait donc pas seulement à voir avec mon corps nerveux et avec mon mental fébrile, mais avec mon âme elle-même – comme si celle-ci se trouvait parasitée par les scories ammoniaquées de ceux-là ? Ce “grand ego” dont te parlait ton maître Deshimaru, ne serait-ce pas le fameux Soi des Orientaux (ou de Carl Gustav Jung) ? À vrai dire, au risque de te paraître prétentieux, il me semble avoir rencontré cette mystérieuse entité-là à plusieurs reprises dans ma vie et pas si peu souvent que ça. Je dois reconnaître que l’absence de fatigue physique n’y était pas forcément pour grand chose. Encore que…

D’abord pendant l’enfance, chaque fois que j’étais totalement transporté par un jeu. Parfois seul mais surtout, bien mieux, à plusieurs. Métamorphosé en pirate, en trappeur ou en Robin des bois, mon petit ego de rat, humilié, jaloux ou caracolant, pouvait roupiller tranquille. Un rat beaucoup plus grand s’éveillait alors en moi, qui pouvait sans problème faire de ma petite personne un roi – ou le serviteur d’un roi, cela n’importait curieusement pas. Devenu jeune adulte – c’est-à-dire après avoir traversé les longues tortures desséchantes du petit ego prenant toute la place, histoire peut-être de me donner un véhicule de base -, le grand moi est miraculeusement revenu me visiter quelques fois. Cela se passait-il quand j’étais reposé, de corps et d’esprit ? Pas forcément. Mais chaque fois, je t’accorde que les circonstances me faisaient lâcher le contrôle du petit “véhicule de base”. Quelles circonstances ? “Tomber” amoureux en est une. Je ne te fais pas de dessin. Mais d’autres rencontres pouvaient faire l’affaire. Avec un personnage de grande envergure.

Ou avec une œuvre. Mais surtout avec une action. Me retrouver embarqué dans une tâche, solitaire ou collective, une “mission” (d’écriture notamment) qui me paraissait à la fois exaltante et utile, constitua plusieurs fois un tel dépassement de mon petit scénario existentiel, que j’en garderai ma vie durant le goût lumineux dans la bouche. Il est vrai que dans ces moments-là, j’ai toujours eu l’impression d’être une boule de billard, dans un jeu que je ne maîtrisais strictement pas. Une autre force menait la partie. La seule chose à “faire” consistait justement à ne rien faire ou plutôt à me laisser faire – et cela pouvait éventuellement me projeter au bout du monde ou m’amener dans des zones auxquelles je n’avais jamais pensé. Là où je dois accepter ton propos, c’est quand je réfléchis à l’état préalable de ce genre de dépassement. Une forme de disponibilité profonde s’avère avoir toujours été une condition initiale. Or c’eût été impossible si j’avais été scotché dans tels ou tels obsession ou méandre de mes névroses. Je pouvais être physiquement crevé, quelque chose, au fond de moi, était malgré tout détendu. Un état cousin de la flânerie, même peu apparente, sous le tohu-bohu activiste de ma vie de rat journaleux.

Ah, certes, les formidables moments de totale flânerie sont loin, comme à la fin de mes études, quand je repoussais, année après année, le moment de me jeter dans la vie “responsable” ! Il m’arrive cependant encore parfois d’en retrouver le goût. Mais seulement à condition de pouvoir sortir la tête du guidon de la bataille quotidienne permanente ! Alors, oui, mon cher cousin, voilà l’objectif microscopique et pourtant vital que je me souhaite d’atteindre cet été : pouvoir, pendant au moins quelques jours, sortir ma tête du guidon – cet implacable piège à rat, économique, sentimental, familial, citoyen aussi, dans lequel nous sommes nombreux à être emprisonnés. Et pour ça, oui, tu as raison, les moyens sont nombreux. Pour ma part : grandes ballades en campagne limousine, exploration sous-marine au pied des Pyrénées Orientales, jardinage et petite maçonnerie… Ha ha ha, je m’y sens déjà. Et bonne nuit petit ego !

Fraternellement, Ton cousin des villes.


© Patrice van Eersel / Marc de Smedt

Libre choix.

31 octobre, 2009

 

Libre choix. dans Un instant rigolo

 dans Un instant rigolo

Il est toujours bon de se le rappeler…

31 octobre, 2009

https://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=d32a88c784&view=att&th=12497c486ca971e1&attid=0.1&disp=inline&zw 080811015533816689.gif

31 octobre, 2009

oups007122293185991gros.jpg

 

Tous différents, tous acteurs
Pour un monde en couleurs
Plein d’Amour, et d’amitié
De paix et de liberté
Tous nos mots et tous nos gestes
Seront nos seules richesses
Chantons tous à l’unisson
C’est l’Amour qui a raison

 

Tous différents et tous fiers de l’être
Jeux de vivants de rires et de fête
Sans peur et sans honte de nos diversités
Du bout du monde ou au coeur de nos cités
Echanger nos savoirs des dons de chacun
Vivre notre histoire aux rythmes quotidien
Des milliers de chemins à inventer
Pour tous les enfants du monde entier

 

Tous acteurs et tous fiers de bien faire
Main dans la main , ensemble solidaire
Avec force nos mots, nos gestes et notre fierté
En paix deviendront oiseaux de liberté
N’en déplaise vraiment à tous ces faux-semblants
N’en déplaise sûr’ment à tous ces vrais-fuyants
Des milliers de chantiers à inventer
Pour tous les enfants du monde entier

 

Branche ta vie aux bel’couleurs du monde
Branche ton coeur et que l’arc en ciel inonde
Enfants de tous âges en frères unissez-vous
Qu’avec l’Amour nous soyons au rendez-vous
Les bleus de vos cieux vont se multiplier
Les verts de vos espoirs vont tout ensoleiller
Des milliers de chansons à inventer
Pour tous les enfants du monde entier
Des milliers de chantiers à inventer
Pour tous les enfants du monde entier

 

Branche ta vie aux bel’couleurs du monde
Branche ton coeur et que l’arc en ciel inonde
Enfants de tous âges en frères unissez-vous
Qu’avec l’Amour nous soyons au rendez-vous
Les bleus de vos cieux vont se multiplier
Les verts de vos espoirs vont tout ensoleiller
Des milliers de chansons à inventer
Pour tous les enfants du monde entier

 

André Noiret

 

 

La caravane humaine.

31 octobre, 2009

 

004gailredimensionner.jpg

J’ai connu dans ma vie qui s’étire déjà pas mal
Quelques grands vivants.

Ils n’étaient pas tous célèbres, loin de là.
Mais ils avaient tous assez d’amour dans le cœur
Pour en donner à beaucoup.
Ils n’avaient pas tous un épais portefeuille,
Tant s’en faut.
Mais ils avaient tous une grande passion dans l’âme
Qui donnait du sens à tout ce qu’ils faisaient.
Ils n’étaient pas tous très instruits, oh non !
Mais ils avaient tous développé une sagesse en leur esprit
Qui en faisait de merveilleux conseillers.
Ils avaient souffert, souvent même beaucoup
Maladies, échecs, abandons, trahisons.
Mais jamais, ils ne s’étaient laissés abattre.
Toujours, ils avaient rebondi devant l’épreuve.
Ils avaient compris depuis longtemps
Que donner est plus agréable que recevoir,
Qu’écouter est plus intéressant que parler,
Qu’admirer est plus utile que condamner.
Ils avaient découvert que l’intelligence sans le coeur
Est bien malcommode
Et que le coeur sans les mains ne vaut guère mieux.

 

658954ehiebgl1vq.gif

 

Ils avaient trouvé aussi, souvent péniblement

Que la vraie vie ne se vit pas tout seul.
Il y a les autres sur qui on peut s’appuyer.
Ils avaient tous gardé un sens de l’émerveillement peu commun.
Capables de se pâmer devant une rose fraîchement éclose
Autant que devant le sourire d’un enfant
Ou les mains ridées d’un vieillard.
Ils étaient ardent à l’ouvrage et fervents pour l’amour.

Ils avaient la force des départs et le courage des recommencements.
Ils avaient du coeur au ventre et aussi plein les mains.
Il émanait de leur personne une sorte de magnétisme
qui donnait le goût de faire un bout de chemin avec eux.
Leur seule présence inspirait confiance.
Ils dégageaient beaucoup d’amour.
On était bien avec eux.
A les voir, on avait le sentiment d’être meilleur.
A côté d’eux, on avait envie de grandir.
Ils avaient du feu dans les yeux et dans le coeur.
Et certains, au cours du voyage, avaient rencontré Dieu
Qui avait éclairé leurs pas,
Guéri leurs blessures et réchauffé leurs froidures.
Bref, ils avaient le goût de vivre
Et ils donnaient le goût de vivre.

 

  658954ehiebgl1vq.gif

 Mais j’en ai connu d’autres qui avaient perdu ce goût de vivre

Et qui traînaient à pas lents une vie lourde de misères.
Grands blessés, oubliés, déprimés, angoissés, perdus.
Ce n’était pas toujours de leur faute.
Ils ont excité en moi la pitié,
Puis la compassion, et enfin l’amour.
Je leur ai voué une bonne partie de ma vie.
Ils sont devenus des maîtres pour moi
Et je compte parmi eux
Quelques-uns de mes meilleurs amis.
Et, il faut le dire,
J’en ai connu enfin qui enlevaient aux autres
Le goût de vivre,
Qui utilisaient les gens plutôt que de les aimer.
Mesquins, égoïstes, ambitieux, hypocrites,
Veules, jaloux, jugeurs, exploiteurs.
Eux aussi n’étaient pas toujours coupables.
Ils m’ont souvent donné l’envie de vomir
Quand ils croisaient ma route.
Peu à peu, cependant,
Ils m’ont appris la compréhension, la bonté
Et surtout le pardon.

 

658954ehiebgl1vq.gif


 Dans la caravane humaine,

Il y a toutes sortes de marcheurs.
Des leaders et des suiveurs,
Des infatigables et des fatigués,
Des joyeux et des tristes,
Des bons vivants et des agressifs,
Des grands, des moyens, des petits,
Des fins et des pas-fins,
Des forts et des faibles…
Les uns courent, d’autres s’essoufflent à rien,
D’autres s’assoient sur le bord de route,
D’autres enfin rebroussent chemin.
Mais tous sont portés ou emportés par cette marée humaine.
Tous, même sans le savoir,
Sont avides d’amour, sont assoiffés de vie.
Ils veulent VIVRE.
Ils portent en eux, comme le trésor le plus précieux,
Cet acharnement à vouloir vivre.
Qui leur a rivé au coeur ce goût de vivre, dites-le moi ?
Je ne serais pas surpris que ce soit
Celui qui est la Vie,
Celui qui a brisé les chaînes de toutes nos morts
Afin que nous puissions
VIVRE TOUJOURS !
 

Jules Beaulac

 @ Krys

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit garçon et l’étoile.

31 octobre, 2009

 
 

JPG - 16.2 ko

 

Un petit garçon

regarda une étoile

et se mit à pleurer.

Et

l’étoile lui dit

petit garçon

pourquoi pleures-tu ?

Et

le petit garçon lui dit

vous êtes si loin que

je ne serai jamais capable

de vous toucher.

Et

l’étoile de lui répondre

petit garçon

si je n’étais pas déjà

dans ton coeur

tu serais incapable

de me voir.

25 octobre, 2009

 

Nuit d'orage sur le lac

 

 De nombreux animaux sauvages et domestiques se comportent de manière à causer la mort d’êtres humains ? 

          Les animaux ont des comportements d’apparence finalisés et quand par ex un organisme produit des anticorps de manière à éliminer une présence bactérienne, les anticorps n’ont-ils pas un comportement « d’apparence finalisé » ?

Il vous suffit d’admettre ici ce que vous admettez couramment par ailleurs. Un paquet de cellules peut avoir un comportement « d’apparence finalisé ».

 

       « Je crois que la nature est un tout. Actuellement ce tout est en train de se retourner contre une de ses parties. Pour la détruire de diverses manières. Cette partie est l’homme.

          Je vous affirme que vous pouvez bien continuer des siècles à étudier vos cas comme vous le faites vous n’arriverez à rien ! A rien ! Car les réponses n’est pas au niveau des individus !

         Les individus se comportent d’une manière que vous ne comprenez pas parce qu’ils obéissent à des lois qui sont celles de tout.

          J’ai voulu montrer : les cristaux, les animaux, je veux dire le monde minéral comme le monde animal obéissent à des lois qui vous échappent encore, parce que nous avons pris l’habitude de découper le réel en petit morceaux sans voir qu’il existe une unité profonde de ce qui nous semble séparé.

           Or aujourd’hui, les animaux, les plantes, la Terre elle-même semble obéir à une stratégie commune qui a pour cible l’être humain.

          Ce qui intéresserait la science à cette époque, c’était de réfuter le Lamarckisme, c’est à dire de montrer qu’il n’y avait pas d’hérédité des caractères acquis

 

            « A l’intérieur de toutes vos cellules se trouvent des espèces de sacs minuscules, qu’on appelle des mitochondries et qui sont très particulières… Elles ont leur propre ADN indépendant de celui de la cellule hôte, elles ont leur propre mode de reproduction.

            En un mot elles se comportent à l’intérieur comme un corps étranger.

           Or sans ces immigrés un peu spéciaux, vous ne pourriez pas vivre, car ce sont les mitochondries, et elles seules qui savent transformer l’oxygène en énergie.

           Nous savons que les mitochondries de nos cellules sont en fait des bactéries ! Ou plutôt des descendants des bactéries ! Qui, il y a des centaines de millions d’années, se sont mises à vivre en synthèse avec d’autres micro-organismes jusqu’à ne plus former qu’un seul organisme. Et c’est aussi ce que s’est faite l’évolution jusqu’à nous !

 

            « Nous…nous sommes le produit de miraculeux de millions d’alliances symboliques, tellement harmonieuses qu’elles ont fini par se stabiliser et déboucher sur un être à chaque fois plus complexe, jusqu’à nous…qui résumons en quelque sorte toute l’histoire du vivant… Toute l’histoire de la Terre. »

 

           « Songez, messieurs, songez…les cellules de notre rétine descendent d’une algue rouge monocellulaire que l’on trouve dans les mers du sud… Les cellules de notre gorge et nos spermatozoïdes sont cousins d’un groupe de microbes bien connu… Les cellules de notre cerveau proviennent d’une bactérie de la famille spirochètes…. 

            

           …Le protoplasme de nos cellules a la composition même des tous premiers océans, quant à leur environnement chimique, riche en carbone et en hydrogène, il n’est autre que celui de la terre et de la vie ! Nous sommes le livre de l’histoire de la Terre.

          Et cette histoire est une histoire d’alliances, de coopération… d’union intelligente entre les formes vivantes.

          L’union est la loi du vivant ! L’harmonie est la loi du vivant !

Parce que la Terre est libre ! La Terre est un être vivant, un immense organisme dont tous les parties coopèrent les unes avec les autres, dans l’intérêt du tout !

          Exactement comme votre rate coopère avec vos intestins, vôtre pied avec votre cerveau, dans l’intérêt du tout que vous êtes !

         

          Savez vous que l’air que vous respirez contient exactement 21 % d’Oxygène. Il en conviendrait un peu plus, le monde entier serait qu’un gigantesque brasier ! Un peu moins aucune respiration, donc aucune vie ne serait possible…

         Et qu’est ce qui maintient cette proportion miraculeuse d’Oxygène ? Des milliards de bactéries sui rejettent du méthane dans l’atmosphère ! Sans elles, plus de vie sur Terre ! Ainsi tous les grands équilibres nécessaires à la vie, composition, température de l’air, salinité des mers sont maintenue et régulés par la vie elle-même et ce à l’échelle de toute la planète.

 

          La Terre est un être vivant !  Tout est un.

          Dans un organisme, quand une partie ne collabore plus avec le Tout, elle menace son fonctionnement et sa vie. Il se déclenche alors une réaction immunitaire.

           Le Tout se protège contre la partie.

           Alors une chose très simple. Nous sommes une partie de la Terre. Mais nous avons cessé de collaborer avec la Terre.

           L’être humain prolifère et se développe conformément à des fins qui sont les siennes et ne sont plus celles de tout.

           L’homme prolifère et développe exactement comme des cellules cancéreuses dans un organisme anarchiquement et sans être reliés à la logique de l’ensemble.

 

 

12345...7