Archive pour avril, 2010

La joie n’a pas de cause.

30 avril, 2010

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Des émotions nous traversent à chaque instant, causées ou réveillées par des événements du monde. Certaines sont agréables, elles nous donnent de la joie, d’autres désagréables et nous donnent de la tristesse. La tendance naturelle est bien sûr de préférer les premières. Or c’est là le plus subtil des pièges. Car mon rapport au monde se réduit alors à deux pauvres critères : j’aime, je n’aime pas. Si je n’aime pas, je suis malheureux. Mais si j’aime, je ne suis pas heureux pour autant car je suis inquiet de perdre. Perpétuellement tendu vers ce que j’aime et raidi contre ce que je n’aime pas, je ne suis jamais détendu ni à l’aise. À préférer la joie à la tristesse, je ne suis jamais véritablement dans la joie. En outre, à perpétuellement chercher dans le monde des causes de joie et à fuir les causes de tristesse, je finis par ne plus regarder le réel qu’en fonction de cette opposition. Or le monde est infiniment plus riche que ce regard qui l’enferme dans la dualité du « j’aime/j’aime pas ». D’avoir des préférences, je perd la grâce du monde.

Qui n’a pas vécu une fois dans sa vie un instant privilégié où soudain, sans raison apparente, l’être tout entier est envahi par une félicité sans limite ? Je ne cherche rien, je ne veux rien provoquer, je suis, durant quelques secondes, pur accueil de ce qui se donne et la joie est là !

Pourquoi perd-on la joie à chercher des causes de joie ? Parce que la joie n’a pas de causes ! Elle survient précisément lorsque je cesse de regarder le réel selon le critère de ce qui va me causer des émotions agréables ou désagréables. La joie naît d’un regard sans critères, sans préférence : un regard vierge, innocent – féminin puisque pure réceptivité. Un rapport au monde qui laisse être les choses. Ce n’est qu’un regard gratuit sur le monde qui peut en révéler la grâce.

Ne plus préférer : cela signifie-t-il devenir indifférent ? Tout au contraire. Quitter un système de différences binaire (« j’aime/j’aime pas »), c’est entrer dans la richesse infinie des différences du monde. Regarder le réel selon le seul critère de ma préférence l’appauvrit considérablement : je ne vois plus ce qui est, mais je sélectionne dans le réel cela qui peut me faire du bien ou du mal. Je crois m’intéresser au monde, car j’ai des préférences, mais en préférant je me rends indifférent à ce qui n’entre pas dans cette indigente dualité : agréable ou désagréable. Le reste n’est pas regardé. Qu’est-ce que regarder vraiment ? C’est s’ouvrir au réel sans schéma. Donc sans préférence. Alors le monde dans sa richesse peut commencer à m’apparaître. Et il me comble. Je l’aime. Contempler un paysage, toucher un arbre, jouer avec un enfant : c’est lorsque je n’attends rien que tout peut m’être donné. Dès que je lâche mes préférences, je m’oublie moi-même. Car ce que j’appelle « moi », mon ego, n’est autre qu’un système de préférence sophistiqué, un mécanisme d’opposition binaire où j’enferme le réel et les autres, et dont je suis prisonnier.

Au-delà de l’opposition joie/tristesse, au-delà de la dualité « j’aime/j’aime pas », existent une joie et un amour sans cause ni contraire. Au-delà du moi, je suis joie.


© Denis Marquet

Un bon week-end à tous.

30 avril, 2010

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Pouvoir de la vie, puissance de la vie.

24 avril, 2010


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Nous vivons au siècle de la volonté. Qu’est-ce que vouloir ? D’abord, se faire une idée de ce qui doit être. Ensuite, agir pour la réaliser. Vouloir : le mental s’oppose au réel pour s’imposer à lui. La volonté, c’est la pensée qui veut le pouvoir sur la vie. Ce mode de fonctionnement est, à l’époque moderne, une telle évidence culturelle qu’il semble à l’être humain sa nature même. Mais nous rend-il heureux ? Tant que nous n’avons pas ce que nous voulons, par définition nous ne sommes pas heureux. Ainsi beaucoup d’entre nous vivent-ils en état de perpétuelle tension (donc de souffrance), orientés vers leurs Graals personnels qui sont autant de bonheurs pour demain. Mais lorsque tous les objectifs sont atteints, est-on pour autant heureux ? Dans ce retrait de la tension, on le sait bien, c’est la dépression qui guette. On y échappe soit en se donnant aussi vite que possible de nouveaux objectifs, soit en essayant de se convaincre qu’on est heureux (puisqu’on a tout pour l’être) tout en réprimant le mal-être qui nous hante – et l’industrie pharmaceutique nous offre pour cela une aide lucrative…

Pourquoi cette absurdité existentielle ? Parce que la sacrosainte volonté des modernes se moque éperdument du bonheur. Que cherche-t-elle ? Nietzsche et Heidegger l’ont bien diagnostiqué : le pouvoir, exclusivement. Plier la vie à l’idée qu’on s’en fait. Or, notre idée du bonheur ne peut nous rendre heureux. D’abord parce qu’elle nous représente toujours le bonheur dans l’avenir, et entretient la croyance qu’il nous est impossible d’être heureux maintenant. Ensuite, parce qu’elle est en réalité fondée sur nos manques. Si notre pensée nous représente des buts à atteindre, c’est pour nous détourner de notre souffrance intérieure ; si elle veut le pouvoir, c’est pour nous protéger du manque. Mais, celui-ci étant en nous, aucun objet extérieur ne nous permettra jamais de le combler. Cherchant à obtenir l’amour qui m’a manqué, je me dirigerai forcément vers des personnes semblables à celles qui n’ont pas pu me le donner ! De même, j’aurai besoin de toujours plus d’argent puisque celui-ci me renverra perpétuellement au manque de sécurité dont il a pour charge de me protéger. Ainsi nous épuisons-nous dans une quête compulsive qui nous enferme dans notre souffrance. Enfin, notre idée du bonheur ne nous rendra jamais heureux, tout simplement parce que c’est une idée. Or, la vie ne se laisse pas enfermer dans une idée : elle résiste ! À poursuivre notre conception du bonheur, nous entrons en combat contre la vie.

Passant notre temps à tenter d’éviter ce qui ne cadre pas avec notre chère idée et à provoquer ce qui y correspond, nous menons contre les événements, les autres et nos états intérieurs une guerre perdue d’avance : la vie aura le dernier mot, puisque nous mourrons.

La clé pour être heureux : elle est double. Abandonner toute idée du bonheur. Renoncer au pouvoir sur ma propre vie. Ne prétendant plus savoir ce que les choses doivent être pour que je sois heureux, j’autorise la vie à me surprendre. Ne vivant plus en fonction d’une idée, je quitte la prison du mental et retrouve la saveur de mon corps et de mes ressentis. Cessant de prétendre imprimer ma volonté au cours des choses, je me détends et goûte un bien-être qui ne dépend de rien. Parfois, le destin détruit notre idée du bonheur et nous désespère de l’atteindre.

Et si c’était pour nous mener à la vraie félicité : le oui amoureux à la puissance de la vie, qui permet à celle-ci de s’exprimer librement à travers notre existence ?


© Denis Marquet

 

 

Exclusion.

24 avril, 2010

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Camp nudistes.

24 avril, 2010

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Un pasteur avait été convié à célébrer l’office du dimanche dans un camp de nudistes. On l’interrogea, à la fin de la cérémonie :
- Quelle a été votre impression de vous trouver ainsi devant cinq cents personnes totalement dévêtues ?
- J’étais inquiet, avoua-t-il.
- Pour quelle raison ?
- Je me demandais où mes fidèles allaient trouver l’argent au moment de la quête.

Spinoza

24 avril, 2010

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Biographie de Baruch Spinoza :

Philosophe hollandais d’origine juive et portugaise. Côtoyant des milieux chrétiens libéraux et libres penseurs, Baruch Spinoza est séduit par la philosophie cartésienne et se montre avide de connaissance. Pour pouvoir se consacrer à ses activités intellectuelles, il gagne sa vie en polissant des verres de microscope. Il est excommunié en 1656 à cause de son attitude trop libre par rapport aux pratiques du judaïsme et vit alors en homme libre sans attache religieuse.

Après un examen critique de la Bible, dont ce fut la première véritable exégèse rationaliste, Spinoza conclut qu’elle a été écrite pour frapper les imaginations et qu’elle ne fournit ni enseignement, ni métaphysique et n’apprend rien sur Dieu. Il introduit ainsi une séparation fondamentale entre la foi et le savoir.

En écrivant « Dieu c’est-à-dire la nature » Spinoza identifie la divinité au tout du monde réel, contrairement à l’anthropomorphisme religieux classique qui fait de Dieu un créateur, distinct du monde, agissant selon un objectif. Le Dieu de Spinoza est impersonnel, ni créateur, ni bienveillant, ni malveillant, sans dessein particulier pour l’homme, sans morale (la morale est faite par les hommes pour les hommes). Cette vision de la divinité l’a fait, de son vivant, accuser d’athéisme. Le terme de panthéiste qui lui conviendrait davantage est apparu au début du XVIIIe siècle.

L’Ethique (1677), l’œuvre majeure du philosophe hollandais, est rédigée, dans un souci de rationalisme absolu, comme un livre de mathématique. L’auteur y prône la recherche du salut par la connaissance, le Souverain Bien, qui apporte la joie, la Béatitude, et sauve du trouble des passions. Ayant été informé des accusations d’ouvrage athée formulées par les théologiens, Spinoza renonce à sa publication qui l’aurait certainement conduit au bûcher.

Hormis « Principes de la philosophie de Descartes », « Pensées métaphysiques », « Traité théologico-politique » ses œuvres, interdites car considérées comme athées et blasphématoires, sont publiées à titre posthume.

Spinoza est considéré comme l’une des figures les plus importantes de la philosophie classique à cause de sa rigueur, de son sens critique qui lui vaut d’être poursuivi et persécuté (il reçoit un coup de couteau). Par son rationalisme, il ouvre la voie qui conduira à l’athéisme du XVIIIe siècle.

« Nous ne désirons pas les choses parce qu’elles sont bonnes, mais nous les déclarons bonnes parce que nous les désirons. »
(Baruch Spinoza / 1632-1677 / L’Ethique)

 

24 avril, 2010

 

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« Range le livre, la description, la tradition, l’autorité, et prend la route pour découvrir toi-même. »
(Jiddu Krishnamurti / 1895-1986)

 

Athéisme : il n’y a pas d’ennuis.


Bouddhisme : quand des ennuis t’arrivent, s’agit-il vraiment d’ennuis?

 

Catholicisme : si j’ai des ennuis, c’est que je les ai mérités.


Hindouisme : ces ennuis se sont déjà produits auparavant.

 

Judaïsme : pourquoi les ennuis m’arrivent ils toujours à moi?


Islam : s’il t’arrive des ennuis, la solution est dans le Coran.

 

Taoïsme : il se peut que les ennuis arrivent.

 

Témoins de Jéhovah : toc, toc, voilà les ennuis

Actu insolite 2.

18 avril, 2010

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Paru le 2010-04-13 09:11:00 @http://www.zigonet.com/

Somerset, Grande Bretagne – La police britannique a essuyé quelques critiques après avoir lancé un appel afin de retrouver un chien disparu, 19h avant d’en lancer un similaire pour retrouver l’homme que l’animal recherchait.

Kessie, un berger allemand de la police, recherchait un homme disparu lorsqu’elle a manqué à l’appel de son dresseur. Dans l’heure qui a suivi, un avis de recherche fut lancé sur le site de la police et l’animal retrouvé. Toutefois la polémique a débuté lorsque 19h plus tard, un appel similaire a enfin été lancé pour retrouver l’homme dont le berger allemand recherchait la trace. Les proches de Shane Austin, 43 ans, l’homme disparu, ont jugé cela comme particulièrement grossier et manquant de sensibilité vis-à-vis du foyer de ce père de famille. La police s’est défendue en expliquant que lors d’une disparition, toutes les pistes doivent être étudiées avant de lancer un appel avec le nom de la personne disparue.

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Australie – D’après une récente étude menée par l’Université du Queensland, les femmes ayant comme couleur de cheveux le blond gagneraient en moyenne davantage que les brunes ou les rousses.

L’étude a été réalisée par les chercheurs de l’université du Queensland, relayée par le Figaro. Ainsi, après plusieurs études, ils ont constaté que les femmes blondes avaient un salaire en moyenne 7% supérieur à celui des femmes dont la couleur de cheveux est autre. Une différence qui persiste même lorsque sont comparées les femmes dont la taille, le niveau d’éducation ou même le poids sont similaires. Cette différence de 7% se concrétise en général par une différence de salaire annuel de 1830 euros pour un revenu de 25.000 euros.

De plus, l’étude prouverait également que ces mêmes femmes blondes se marieraient avec des hommes, dont les revenus seraient en moyenne 6% supérieur à la moyenne. L’étude a porté sur la comparaison de 13.000 femmes bien qu’aucune explication n’a été avancée quant à cette différence. 

Source: http://www.zigonet.com/

 

 

Don’t worry by happy.

16 avril, 2010

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On va commencer ce vendredi par la bonne humeur.

 

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Dis lui que tu l’admires
Dis lui à tout moment que tu l’aimes
Prends la dans tes bras quand elle a de la peine
Choisis la parmi toutes les autres filles que tu connais
Joue avec ses cheveux
Chatouille la et bagarre toi aνec elle.

 

Fais lui des blagues. Amène lui des fleurs juste comme ça
Prends sa main et cours
Ne la lâche pas. Le soir, lance des cailloux sur sa fenêtre.

 

Laisse la s’endormir dans tes bras
Chante pour elle même si tu chantes faux
Rends la folle de toi
Ensuite embrasse la
Prends la sur ton dos.
Pousse la sur les balançoires.
Dis lui qu’elle est belle
Quand elle est triste, reste au téléphone avec elle même si elle ne dit rien
Regarde la dans les yeux et souris. Embrasse la sur le front.

 

Danse un slow avec elle même s’il n’y a pas de musique.

 

Embrasse la ѕouѕ la pluie.

 

Et si tu tombes amoureux d’elle . . .

 

 

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Si arrive le moment.

16 avril, 2010

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Quand le temps viendra…

Si arrive le moment où je deviens frêle et faible

Et que la douleur m’empêche de dormir

Alors fais ce qui doit être fait

La dernière bataille ne peut être gagnée.

 

Tu seras triste,  je comprends

Mais ne laisse pas le chagrin t’arrêter.

Pour ce jour, plus que tous les autres

Ton amour et ton amitié doivent supporter l’épreuve.

 

Nous avons eu tellement de belles années

Tu ne voudrais pas me voir souffrir davantage.

Quand le temps viendra, s’il te plait laisse-moi partir.

Emmène-moi où quelqu’un prendra soin de moi

Et reste avec moi jusqu’à la fin.

 

Tiens-moi très fort et parle-moi

Jusqu’à ce que mes yeux ne voient plus.

Je sais qu’avec le temps tu seras d’accord

Que c’est une bonté que tu m’as fait.

 

Bien que ma queue ait branlé pour la dernière fois

Tu m’as sauvé de la misère et de la souffrance

N’aie pas de peine

Que ce soit toi qui a dû prendre cette décision

Nous étions très proches pendant toutes ces années

Ne te laisse surtout pas envahir par le chagrin.

                                  …ton copain à 4 pattes,
qui te remercie de lui avoir offert une si belle vie !

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