Archive pour mai, 2010

Aimer.

30 mai, 2010

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Aimer c’est se comprendre
Sans se parler.
Aimer c’est apprendre
à se respecter.

L’amour est un cadeau,
Qu’il ne faut refuser,
Car c’est le plus beau
Que l’on peut espérer.

Aimer, c’est avoir le cœur
Qui ne bat que pour l’être,
Qui nous donne du bonheur
Et nous apporte le bien être.

L’amour est comme une fleur,
Doucement il s’épanouit.
C’est un état de douceur
Qui rend si belle la vie.

 

Aimer, c’est offrir à l’être aimé
Sans rien attendre en retour.
Aimer, c’est donner sans compter,
C’est offrir tout son amour.

 

L’amour est un état d’esprit,
Pleins de moments uniques
Qui remplissent notre vie
D’instants magiques.

 

Aimer, c’est offrir son cœur
Et se donner entièrement.
Il ne faut pas avoir peur
De ses sentiments.

 

L’amour est la plus belle faveur
Que peut nous apporter notre existence.
C’est une grande douceur
Dans ce monde de violence.

 

 

 

 

«Aimer c’est donner ce que l’on a pas à quelqu’un qui n’en veut pas…»

30 mai, 2010

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Jacques LACAN

 

Aimer, le terme paraît si familier… J’aime ma femme au même titre que j’aime les éclairs au chocolat… ? Le mot est usité dans nombre de contextes… On aime, on aime pas… Passons la définition du dictionnaire. Et lorsqu’on y réfléchit réellement, a-t-on une définition de ce terme ? On évoque des sentiments, des sensations, des émotions… rien de bien concrêt en fait. Pourtant chacun de nous utilise ce terme dans la vie quotidienne. Un homme a besoin de se sentir aimé, une femme également, mais le besoin réside dans le simple fait de prononcer cette phrase : «je t’aime». Populairement, il est dit que lorsque l’on sait pourquoi on aime quelqu’un, le sentiment n’est plus. J’aime… je ne sais pas pourquoi… et c’est pour cela que j’aime………….  

Du côté de la psychanalyse le sentiment amoureux, aimer plus précisément nous amène à d’autres chemins, plus ternes, moins «beaux» peut être…

Prenons un homme et une femme. Ils s’aiment. Mais qui aime qui ? L’homme aime la femme parce qu’elle lui renvoit une image de lui qu’il aime. Ce n’est pas l’autre que l’on aime mais soi au travers de l’autre. Egoiste ? Non ! Réciproquement la femme aimera l’autre en fonction de cette image qui lui plait à recevoir de l’homme. On en revient au phénomène du miroir. L’autre est un miroir de soi, il nous renvoit une image, bien souvent inconnu, inconsciente pourrait-on dire…………..

Il y a bien sûr «plaire» au sens physique. Une femme plait à un homme parce qu’elle rentre dans les critères de beauté qu’il a lui-même developpé au cours du temps, depuis sa toute petite enfance pour être plus précis. D’aucun verront des critères élaborés sur le modèle de sa mère, mais le sujet n’est pas là. La femme qui plait, donc, sur des aspects purement physique, représente une projection réelle d’une image façonnée à l’intérieur de soi. Plus la femme que l’on regardera se rapprochera de ce «portait-type» plus l’homme sera attiré par elle. La réciproque est une fois plus vraie à l’égard de la femme à l’encontre d’un homme……..

Lorsque les êtres se rapprochent, physiquement, je parle alors de proximité sans contact, rentre en compte des phénomènes hormonaux : phéromones et autres… Lorsqu’un dialogue s’enclenche, on «apprend» à connaître l’autre. En vérité, on vérifie que l’autre répond bien à certains critères. Ceux-ci, au-delà de l’aspect physique, sont aussi créés au cours du temps. Ils correspondent à une image de soi transposée dans l’autre sexe. Un homme de forte corpulence pourra être attiré par une femme très mince ou se rapprochant de son propre physique, tout dépend de la projection de soi qu’il a effectué dans son «image» de lui féminine.

Pour s’aimer soi, il faut d’abord aimer l’autre

Autrement dit, et même si cela semble choquer, si un homme est attiré par une femme, c’est avant tout parce que la réciproque est vraie. La nature est quelque fois bien faite, inconscient, on ne rapproche jamais d’une personne à qui on ne pourrait renvoyer un sentiment identique à celui que l’on perçoit. Jamais, dans le sens où la névrose de l’individu ne consiste pas justement à être attiré par des chimères, où le masochisme de la rencontre n’est pas présent. Quant une femme se sent attirée par un homme et que dans le quotidien rien ne se fait pour que les deux êtres se rapprochent, c’est qu’il y a erreur de la démarche. Bien souvent, l’individu réfléchit à comment approcher l’autre, comment plaire à l’autre. Faire les choses en fonction de l’autre conduit en général dans une impasse. Si j’offre des fleurs parce que je sais qu’elle aime les fleurs, alors qu’il ne s’agit pas d’une envie profonde m’appartenant, le résultat risque d’être décevant. Pourtant c’est la démarche de la majeure partie des gens. Pour que le NOUS existe, il faut d’abord privilégier le JE. S’écouter soi, ses envies par rapport à l’autre, se faire plaisir au travers de l’autre. Si mon envie consiste à offrir une boîte de ravioli à celle que je «postule», c’est cette envie qu’il faut suivre sans se soucier de la réaction de l’autre. A trop «se mettre à la place de l’autre», à chercher à comprendre comment va réagir l’autre, on en oublie le principal : soi. Soi et sa propre existence peuplée de désirs de l’autre. Or si l’on raisonne avec ce phénomène de miroir, si je fais en fonction de l’autre je ne renvois aucune image, celle susceptible justement de «convenir» à l’autre, de plaire. La démarche doit être entièrement personnelle, ne penser qu’à soi parce que précisément l’autre entreprend la même démarche, et ce sont ces deux combinés qui permettent le rapprochement. Le NOUS est une addition de deux JE et non pas chacun des JE faisant en fonction de l’autre. Chacun doit garder sa personnalité propre, le JE ne doit pas devenir un JEU censé séduire voire capturer l’autre. Ce type de relation ne mène en général guère loin.

Lorsque les couples se défont, c’est que l’une des images, et bien souvent les deux, renvoyés par chacun ne «conviennent» plus. L’image de soi renvoyée par l’autre ne correspond plus à soi. Il y a donc rupture dans tous les sens du terme………

 

Aimer.

30 mai, 2010

 

 

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Je t’aime maman.

30 mai, 2010

 

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Droits de femmes dans le monde

30 mai, 2010

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http://www.fraternet.com/femmes/

 

Au cours des trente dernières années, le statut juridique des femmes en Europe s’est sans aucun doute amélioré, mais l’égalité entre les sexes est loin d’être une réalité. Les femmes continuent d’être marginalisées dans la vie politique et publique, d’être moins payées que les hommes pour un travail de valeur égale, d’être plus souvent victimes de la pauvreté et du chômage et d’être plus exposées à la violence.

Le Conseil de l’Europe a pris des mesures à différents niveaux afin de rendre effective l’égalité entre les sexes. La Convention européenne des Droits de l’Homme ne consacre pas de façon générale le principe de l’égalité de la femme et de l’homme, mais son article 14 interdit toute «distinction», fondée notamment sur le sexe, en ce qui concerne les droits qu’elle protège.

En outre, le principe de l’égalité de droits et de responsabilités entre les époux dans le mariage a été ajouté à la Convention dans le Protocole no 7. Cependant, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe continue de préconiser l’intégration dans la Convention du droit fondamental de la femme et de l’homme à l’égalité; cette question est en train d’être examinée au niveau intergouvernemental.

La Charte sociale européenne contient plusieurs droits spécifiques en faveur des femmes: égalité de rémunération entre travailleurs masculins et féminins, protection de la maternité et des femmes au travail, protection sociale et économique de la mère et de l’enfant.

Le Protocole additionnel de 1988 énonce le droit à l’égalité de chances et de traitement en matière d’emploi et de profession, sans discrimination fondée sur le sexe. De plus, la Charte sociale révisée contient une clause de non-discrimination, qui interdit toute discrimination, notamment celle qui se fonde sur le sexe. L’action du Conseil de l’Europe ne se limite pas à l’élaboration d’instruments juridiques. En effet, l’Organisation a pris toute une série de mesures destinées à promouvoir l’égalité de la femme et de l’homme. Une déclaration faite par le Comité des Ministres en 1988 a relancé les travaux menés dans ce domaine. Le Comité des Ministres a affirmé que l’égalité faisait partie intégrante des droits de l’homme et que l’éradication de toute discrimination fondée sur le sexe était une condition sine qua non de la démocratie et de la justice sociale. Le Comité des Ministres est convaincu qu’une démocratie où les femmes sont sous-représentées aux différents échelons de la prise de décision dans les secteurs politique, économique et social, n’est pas une démocratie véritable.

Tant que les hommes et les femmes ne pourront pas travailler ensemble, sur un pied d’égalité, en partageant les mêmes droits et les mêmes responsabilités, nos démocraties ne seront pas dignes de ce nom. Les conclusions de la Conférence de 1995 «Egalité et démocratie: Utopie ou défi?», contribution spécifique du Conseil de l’Europe au processus préparatoire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Pékin, 4-15 septembre 1995), ont mis l’accent sur ce lien important entre l’égalité et la démocratie.

Autres initiatives prises en faveur de l’égalité de la femme et de l’homme:

  • lutte contre la traite des femmes et la prostitution forcée;
  • lutte contre la violence à l’égard des femmes;
  • organisation de conférences et d’ateliers consacrés aux questions d’égalité pendant la période de transition dans les pays d’Europe centrale et orientale;
  • étude du rôle et de la responsabilité des médias dans la protection de la dignité humaine;
  • étude du droit au libre choix en matière de procréation (droit des femmes de décider librement d’avoir des enfants ou non, au moment de leur choix).

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Blagounette.

29 mai, 2010

Une femme reçoit souvent son amant pendant que son mari est au travail. Son fils se cache un jour dans l’armoire pour voir ce que sa mère fait avec cet homme-là. Un moment plus tard, le mari rentre à l’improviste. Paniquée, la femme cache son amant dans la même armoire. Le fils dit à l’amant :
- Fait sombre ici.
- Oui, c’est vrai.
- J’ai un ballon de foot.
- Content pour toi.
- Tu veux l’acheter ?
- Non merci.
- Tu es sur ? On peut en discuter avec mon père ; il te convaincra sans doute mieux que moi.
- Euh ! D’accord, d’accord, c’est combien ?
- 250 euros !
Quelques jours plus tard, rebelote, le fils se retrouve dans l’armoire en compagnie de l’amant de sa mère.
- Fait sombre ici.
- Oui, c’est vrai.
- J’ai des super baskets, t’as vu ?
L’homme, se rappelant de la dernière fois, grimace :
- Combien ?
- Prix d’amis, je te les fais à 500 euros !
Quelques jours plus tard, le père dit à son fils :
- Mets tes baskets et prends ton ballon, on va faire une partie dehors.
- Je peux pas, j’ai tout vendu !
- De quoi ? Comment ça ? Et pour combien ?
- 750 euros !
- C’est inadmissible d’arnaquer les gens comme ça. Ces affaires n’ont jamais coûté ce prix là. Je t’emmène à l’église pour te confesser tout de suite.
Le père emmène son fils à l’église, le pousse dans le confessionnal et ferme la porte.
- Il fait sombre ici !
Et le curé s’exclame :
- Mais tu vas me foutre la paix, oui !

 

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Deux copains discutent au café :

- A ton avis, si on t’accroche une corde de 40 centimètres avec un poins de 4 kilos au testicule droit, et une corde d’un mètre avec un poids de 3 kilos au testicules gauche, laquelle va lâcher en premier ?

- La corde vocale !!

 

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 Une jeune femme en vacance a décidé d’aller faire un peu bronzette sur un des transats placés sur la terrasse de l’hôtel.

Le premier jour, elle porte son maillot de bain deux pièces, mais dès le lendemain, comme elle se rend compte que personne d’autre qu’elle n’utilise la terrasse de l’hôtel, elle se décide à faire du bronzage intégral.
La voilà donc qui se couche à même le sol, sur le ventre. Très peu de temps après s’être installée, elle entend quelqu’un qui monte par l’escalier en courant. Elle reste couchée et pose simplement une serviette sur son derrière.

C’est un groom qui arrive et s’adresse alors à elle :
- Je vous prie de m’excuser mademoiselle. Le directeur de l’hôtel m’envoie vous dire que vous avez tout à fait le droit de prendre des bains de soleil sur la terrasse de l’hôtel, mais qu’il serait préférable de porter votre maillot de bains comme vous le faisiez hier.

La jeune femme, un peu agacée lui répond :
- Quelle différence cela peut-il faire ? Personne ne peut me voir ici, et en plus, je me suis couvert le postérieur !

Le groom, très embarrassé lui répond :
- Eh bien, pas exactement personne… En fait, vous êtes couchée exactement au dessus de la verrière de la salle de restaurant

 

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Le destin suite…

29 mai, 2010

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Croire que le hasard existe et que notre vie est synonyme de la coquille de noix qui flotte sur la rivière est à la fois un acte rationnel et irrationnel. Qu’il est rassurant de savoir que nul ne « manipule » notre vie… qu’il n’est pas rassurant d’avancer à l’aveuglette, on est tous tiraillé par la peur du lendemain ou par l’attente de jours meilleurs.
Mais se rassurer est-ce croire ou avoir la foi ? Il est parfois préférable pour certains de déposer leur « destin » entre les mains d’une voyante… au moins, la voyante ne parle pas de bonheurs lointains spirituels lointains à conquérir ou encore de l’Amour d’un Dieu qui nous nous aime quoi que nous fassions ; non, pour quelques dizaines de pièces elle nous donne un espoir et une réponse. Finalement pas besoin de croire ou de s’engager dans quelque quête, on obtient une réponse, le temps que le pansement fasse son oeuvre. Il faut bien confier ses doutes et désespoirs à quelqu’un, non ? Au final tout le monde y retrouve son compte.
Penser que notre destinée est dévolue et dirigée par des entités (ou une entité) que nous ne connaissons pas, fait déjà plus peur. C’est même un sacré aveu de faiblesse et un coup pour notre fierté personnelle. Dur, dur, dans une société où tout le monde doit être fort, reluisant et sûr de lui. L’homme moderne proclame haut et fort sa liberté fraîchement acquise, ce n’est pas pour se la faire reprendre par le premier dieu venu.
Savoir plutôt que de croire, le choix est vite fait. Pas le temps d’attendre une éternité, en une heure j’ai ma réponse. Le voyant peut alors révéler des choses exactes, ou encore se tromper. Mais finalement tout le monde peut se tromper, et si c’est le cas c’est peut-être qu’il n’était pas assez « bon ». Alors on commence la quête des meilleurs, le bouche-à-oreille fait son effet. Cet appétit insatiable de savoir en est presque boulimique chez certains, mais suffit-il à combler ce qui nous manque vraiment ? Oui, pourquoi cette peur de l’avenir et de l’inconnu ? S’entendre dire ce qui va se passer, ce qu’il faut vivre, n’est-ce pas déjà perdre un peu de notre libre-arbitre ? L’homme suit-il un chemin qui lui est destiné ou est-il libre de construire son propre chemin ?

 

Destin et liberté.

29 mai, 2010
La notion de destin taraude tous les esprits, un jour ou l’autre. Que l’on dise : « venez découvrir votre avenir » et tout le monde se passionne. Mais s’il y a destin, cela signifie que des événements ne manqueront pas d’arriver, quoi que nous fassions. Cela veut dire que notre pouvoir d’action sur notre propre vie est limité, que nous sommes impuissants face à certains événements ! Où donc est notre liberté ? Suis-je maître ou non de mes choix de vie ?

Destin et liberté. dans Entre nous destin

Ces questions importantes ont une infinité de conséquences dans notre vie de tous les jours. Chacun(e) d’entre nous vit selon ce qu’il croit. Notre conception de la vie sous-tend nos choix et nos comportements. C’est pourquoi, de tous temps, les philosophes ont essayé de répondre à la question du destin.

De façon sûre, il y a un événement dont nous ne pouvons empêcher l’arrivée. C’est un événement universel, auquel nous sommes tous destinés : la mort. Personne ne peut y échapper. Dès notre naissance, le destin fatal se met en marche et nous achemine vers l’instant inéluctable. Biologiquement, nous le savons maintenant, nos cellules sont programmées pour mourir. Dès notre conception, le compte à rebours commence !

La mort : événement fondamental de notre vie, qui va orienter tous nos choix et nos croyances. Ce destin funeste pèse sur nous et fait naître en nous la peur. C’est une peur diffuse, pas forcément consciente, mais qui constitue le fond affectif de notre être. Que survienne un danger et c’est elle qui nous gouverne. Un rien et l’on se sent exposé, en péril, insécurisé. Notre liberté est une liberté de « mortel » : quelle vie vais-je choisir, sachant qu’elle est marquée par la finitude ? C’est sur cette problématique de la mort que s’articulent toutes les conceptions du destin.

 

Différentes conceptions du destin

 

Pour les Stoïciens de l’Antiquité, le destin qui nous conduit à la mort dicte sa volonté à tous, dans les moindres détails des vies. L’être humain ne peut rien sur les événements, même petits. Nous sommes comme programmés pour une certaine vie, selon une certaine personnalité, en une certaine époque et culture, et les grands événements ne sont que la résultante d’une accumulation d’événements plus petits. Dans cette conception, la liberté de l’homme n’existe pas. Sa responsabilité non plus : quoi qu’il fasse, cela lui est dicté. Dans cette conception aussi, le passé et le présent se confondent en une courbe. Cela s’apparente beaucoup au fatalisme de certains peuples orientaux (Hindous en particulier) : celui qui considère sa condition comme un destin ne fait rien pour la changer. Il attend la mort.

Dans certains courants de philosophie grecque, le destin est un ordre intemporel, impersonnel, une loi des événements, au-dessus de tout, sur lequel même les dieux ne peuvent agir. Tout espoir de lui échapper est vain. La conception grecque de la vie est un drame : la mort attend chaque être humain. Nulle puissance ne peut nous en sauver. Mais, contrairement à la conception stoïcienne, le destin funeste est un cadre à l’intérieur duquel une certaine « liberté » est possible pour l’homme et les dieux. Cette liberté est celle de pouvoir influer sur le moment d’apparition des événements et, dans une certaine mesure, sur leurs conséquences (plus ou mois dramatiques). Le destin ne contrôle pas tous les moments du temps, ni tout son contenu, mais à la longue il l’emporte toujours.

D’où cette quête permanente de l’homme : vouloir connaître son destin, son avenir, afin de s’y préparer et d’utiliser au mieux le peu de liberté octroyée pour choisir l’attitude à adopter. D’où aussi ce fol espoir que tous les courants ésotériques caressent : vouloir échapper à son destin, en être enfin affranchi et pouvoir choisir soi-même sa propre destinée, c’est-à-dire être immortel. Cette recherche insensée, les Grecs l’appellent l’orgueil démesuré de l’homme, qui refuse sa condition de créature. Car l’on ne saurait braver le destin sans s’en mordre les doigts : certains héros mythiques, pour l’avoir tenté, ont connu ruine, douleur, bannissement ou mort atroce.

Pour Héraclite, même les dieux sont un jour mortels. La mort est donc la seule destinée qui guide l’univers entier. Le fond des choses est une sorte de puissance absolue, impersonnelle, s’auto-régulant : le non-être. Ce non-être est la Loi qui régit la nature. Il est symbolisé par le feu. Tout vient de lui et tout retourne à lui. Le destin de tout homme est de le rejoindre : devenir partie du non-être. La question du choix de vie est donc dérisoire : n’importe quoi équivaut à n’importe quoi. Seul compte le non-être. Ici, nous retrouvons en grande partie les pensées bouddhistes.

Conception biblique du destin

destin2 dans Entre nous

A l’opposé de tous ces courants de pensée, le Dieu de la Bible se présente comme non soumis au temps, maître du temps. Contrairement aux dieux grecs ou orientaux, il peut nous sauver de la mort. Elle n’est pas notre destinée finale, même si elle reste un passage obligé. En effet, il a prouvé que la mort n’était qu’un passage et qu’elle pouvait ouvrir à un bonheur désiré, lorsque Jésus est ressuscité. Le christ a vécu encore plusieurs jours avec ceux et celles qui l’avaient cotoyé, et il est toujours vivant aujourd’hui. Par lui, la mort a été vaincue et n’est donc plus un destin funeste pour celui qui place sa confiance en Jésus.

Dieu veut et peut nous délivrer de cette peur viscérale qui nous contrôle malgré nous. L’accomplissement de la vie n’est pas réduit à l’ici-bas. Les choix de notre vie ne sont pas à penser en fonction du temps qui nous reste pour « profiter » de la vie, mais bien plutôt en fonction de Celui qui est au-dessus de tout et qui peut non seulement donner un sens (à la fois signification et direction) à notre ici et maintenant, mais aussi l’espérance d’une vie en plénitude qui ne finira pas.

La mort n’est qu’un passage parce que c’est une anomalie : l’envie de vivre, chevillée au plus profond de nous, n’est pas anormale. Elle vient de Dieu, nous dit la Bible. Dieu est un Dieu de vie et d’amour. Il nous a fait pour la vie, la joie, la créativité, la spontanéité. La maladie, la souffrance, les injustices sont des erreurs survenues dans le monde à cause de l’orgueil de l’homme, que la Bible appelle « péché » et qui le pousse effrontément à vouloir être son propre dieu.

Dans ce que la Bible appelle sa souveraineté, Dieu propose à tout homme un chemin de vie ici bas et au-delà de la mort. Cela revient-il à dire qu’il a établi un destin pour chacun ? Non, car s’il est tout-puissant, dans son amour il se limite lui-même pour donner la liberté à l’homme. Dieu a une volonté suprême et souveraine sur tout, mais il nous a donné aussi un libre-arbitre. Par nos propres choix, nous pouvons à tout moment choisir de faire la volonté de Dieu (« voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres » a dit Jésus ), ou choisir d’aller contre cette volonté.

Mais le corollaire de cet acte d’amour, de cette liberté que Dieu nous donne, c’est que chacun(e) d’entre nous est pleinement responsable de ses actes et de ses paroles. C’est-à-dire que nous devons assumer les conséquences heureuses ou (trop souvent) malheureuses de nos comportements et de nos choix ! Les événements surviennent, mais nous sommes pleinement responsables de nos réactions à ces événements. Voulons-nous porter les conséquences de nos attitudes ? Car derrière la question du destin, c’est cette responsabilité-là qui est en jeu. Parfois, en faisant appel au « destin », ne cherchons-nous pas en réalité à fuir nos responsabilités ?

Dans un certain sens, il existe cependant un destin pour le chrétien. En effet, à celui qui place sa confiance en Dieu au travers de Jésus-Christ, Dieu promet un avenir où il pourra s’épanouir en fonction de qui il est. Cette personne entre en relation d’amitié avec Dieu dès maintenant et peut avoir la certitude qu’elle jouira de la plénitude de cette relation dans le face à face avec Dieu au delà de la mort. Mais à celui qui tourne le dos à Dieu, alors un monde sans l’amour de Dieu l’attend : ayant fait lui-même le choix d’une vie sans Dieu ici-bas (alors que la présence de Dieu est là), c’est donc sans Dieu qu’il passera l’éternité (où seul le mal sera présent). « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité » dit Dieu (livre du Deutéronome -Ancien Testament- ch. 30 v. 19).

 

La mort, passage pour tous, est en fait une porte ouverte sur deux destinations possibles. Tout n’est pas dicté d’avance : ce choix-là m’incombe

Peut-on être amoureux pour la vie ?

23 mai, 2010

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Par Sanafraj Bey

Nous vivons à une époque où le bonheur dépend en grande partie de la réussite conjugale. Or, celle-ci repose sur deux forces souvent antagoniques : la bonne entente et l’érotisme. Savoir les concilier devient la clé de l’art de vivre.



Connaissez-vous la « hot monogamy » ? C’est un feu brûlant au milieu d’un subtil jeu d’ombres et de voiles. Rester avec le même partenaire amoureux, tout en cultivant à son égard un mystère non feint – et en l’observant chaque matin avec un regard renouvelé – serait la meilleure façon d’échapper aux malédictions de la solitude et de la promiscuité domestique. Telle est l’opinion d’Esther Perel, une amoureuse passionnée qui a décidé de partager son art du bonheur avec la terre entière.

Esther Perel est une femme très maline. Cette psychothérapeute conjugale belge de New-York, a provoqué une onde de choc dans l’ensemble de la presse féminine et des chaînes de télé américaines, en publiant Mating in captivity (littéralement « s’accoupler en captivité »), aussitôt traduit dans une vingtaine de langues. Les médias US se sont rués sur ce livre qui étrille la mentalité du couple américain « post-féministe » idéal, où l’homme et la femme tentent de vivre une fraternelle égalité, dans une transparence et un partage émotionnel pleins d’harmonie. « Oui mais, désolée, s’exclame la trublionne, quand on se retrouve au lit, ces belles vertus démocratiques font un bide ! » Et de rapporter les témoignages d’innombrables couples de ses patients, qui ont bravement travaillé à tout se dire sur le plan amoureux, dans une recherche sincère de paix conjugale… pour finalement s’ennuyer à mourir et ne plus jamais faire l’amour – ou alors si peu, et « fraternellement » ! En Europe, explique la psy aux Yankees, les couples sont plus raffinés et savent que l’amour érotique est inséparable d’une certaine ambiguïté. Seulement voilà, son livre vient de paraître en France, sous le titre L’intelligence érotique – Faire vivre le désir dans le couple, et il faut se rendre à l’évidence : il nous concerne aussi.

Les couples, des deux côtés de l’Atlantique, parviennent de moins en moins à durer, et parmi ceux qui traversent le temps, énormément tendent vers l’état « frère et sœur ». Est-ce parce que nous nous américanisons inéluctablement ? Ou parce que l’amour romantique n’est qu’un rêve, particulièrement incompatible avec les nouvelles (très longues) espérances de vie ? Ou encore parce que la question traitée relève de la nature même du désir – dont beaucoup de philosophes, depuis Platon, disent qu’il ne peut par définition jamais atteindre son but, sinon en s’éteignant, car il n’existe que par le manque ? Toujours est-il que chacun de nous vit, d’une façon ou d’une autre, le paradoxe soulevé par Esther Perel. D’un côté, nous avons besoin d’une sécurité affective, d’une relation amoureuse stable, sûre, confirmante et reposante. Mais c’est au prix d’un attiédissement de la passion et de l’érotisme. De l’autre, la soif de passion, d’aventure, de nouveautés excitantes ne nous lâche jamais. Mais nous ne l’assouvissons qu’avec culpabilité et finissons par la refouler, estimant qu’elle coûte trop cher en aveuglement, en jalousie et en tourments. Résultat : les couples qui se stabilisent le font, au mieux, dans une tendresse tiédasse. C’est un parfait système de double contrainte : la fidélité affective apporte la sécurité, mais aussi la routine et l’ennui ; la nouveauté amoureuse apporte l’érotisme, mais aussi la fébrilité et l’angoisse.

Trois femmes nous parlent d’amour

Il est vital de savoir nous arracher à cet étau, affirme la psy américano-belge, car si nous osons une véritable introspection, nous sommes obligés de reconnaître que l’aventure érotique et son incandescence sont irremplaçables pour nous pousser aux limites de nous-mêmes, là où la condition humaine vaut vraiment la peine d’être vécue. Jusqu’à la transcendance.

Mais comment faire ?

Ce qui est amusant, c’est qu’à l’instar de deux autres femmes francophones qui viennent d’écrire sur le sujet – la Québécoise Marie-Lise Labonté, auteur de Vers l’amour vrai – Se libérer de la dépendance affective, et la Française Paule Salomon, auteur de Gourmande sérénité -, Esther Perel, tout en flirtant avec l’idée de polyfidélité et d’amour partagé avec un (ou des) tiers, se focalise finalement sur un but, un seul : apprendre à maintenir la tension érotique dans la longue durée du couple – à la limite, éternellement avec la même personne. Le romantisme n’est pas mort ! Mais ces femmes l’étayent de façon pragmatique – même si, comme l’affirme Perel à son public américain : « N’allez pas croire que ce soit là un problème, que l’on pourrait résoudre en appliquant un de vos fameux know how (savoir faire). Ça n’est pas un problème, c’est un mystère. Et il faut l’intégrer à sa vie. »

L’art du bonheur, dit-elle, se cultive comme un jardin chinois. Avec des recoins d’ombre, des labyrinthes, des trompe-l’œil, des silences… « Tout dire » à son partenaire est d’autant plus idiot qu’on ne se connaît pas soi-même : d’où l’effondrement quand l’autre, qu’on croyait si proche, s’en va soudain. Censés s’adresser à des Américaines engoncées dans leur incorrigible puritanisme, les conseils d’Esther Perel peuvent aider même des Latin(e)s. Toujours garder une certaine distance, pour permettre qu’existent deux sujets libres. Jouer du « désir mimétique », qui réveille brusquement le désir de l’autre à l’approche d’un tiers, potentiellement rival. Et puis surtout apprendre à résister à l’invasion des « tue-l’amour » que sont : les bébés qui occupent 100% du temps (question cruciale pour toute mère), les copains qui ne décollent plus, l’envahissement du stress professionnel…

L’excitation sexuelle est politiquement incorrecte

La psy européenne n’hésite pas à évoquer la « beauté du diable », en pointant l’attirance qu’exercent sur nous la transgression, l’interdit et mille fantasmes d’ascendance ou de domination, politiquement très incorrects, surtout chez les hétérosexuels nord-américains. On pourrait évidemment s’amuser à contredire tout cela point par point. Quelle femme (mais aussi quel homme) ne reconnaîtra pas que les plus beaux sommets érotiques de sa vie n’ont été possibles que parce que régnait une absolue confiance dans l’autre – une assurance qui n’avait rien de diabolique, bien au contraire ! Mais l’essentiel se joue ailleurs. Dans une jubilation passionnée, qu’Esther Perel dit avoir tirée de ceux de ses parents et proches qui ont voulu « adorer la vie » après avoir réchappé des camps nazis – par contraste avec tous ceux qui, trop abattus, se sont contentés de « tièdement survivre ». Mais il ne faut pas confondre passion et hystérie. Pour elle, le secret du bonheur tient dans cette phrase de Marcel Proust : « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »

Marie-Lise Labonté : « Acceptons d’être vulnérable »

Celle que nous avons admirée pour son courage, quand elle sut se guérir seule d’une maladie que la faculté disait mortelle, nous dit aujourd’hui : « Nous souffrons tous d’une maladie d’amour. » D’abord parce que nous sommes modelés, depuis le ventre de notre mère, par l’image du couple de nos parents et par les croyances de notre milieu. Les deux modèles amoureux les plus répandus sont les deux faces d’une même peur : soit l’amour fusionnel (peur de l’abandon), soit l’amour carapace (chacun garde ses distances), mais la peur est toujours là. La jalousie, le ressentiment, la culpabilité, le désir d’enfermer l’autre dans du connu, sont les prisons du cœur. « Au contraire, si nous permettons à l’autre d’être lui-même, éventuellement d’aimer aussi quelqu’un d’autre, quelle initiation pour nous-même ! »

Ayant bien connu la dépendance amoureuse et ayant eu à en “décrocher” comme d’une drogue, Marie-Lise – qui confie ses trucs parfois très pragmatiques (se coucher par terre, fermer les yeux, respirer, écouter venir…) -, nous dit comment elle s’en est sortie : en cessant de se protéger. On ne peut aimer, dit-elle, si l’on refuse d’être vulnérable.

Le résultat est que l’on finit par accepter de perdre l’illusion de connaître l’autre et que l’on vit, du dedans, l’équation 1+1=3, sans forcément la comprendre, mais le bonheur ne se comprend pas comme une connaissance. « L’amour consiste-t-il à aimer l’autre ? Non, car dans l’amour l’autre n’est plus, il devient une part de nous. Consiste-t-il à s’aimer soi ? Non, car dans l’amour nous ne sommes plus, devenus une part de l’autre. »

À lire : Vers l’amour vrai, éd. Albin Michel.

Paule Salomon : « Même seuls, érotisons notre vie ! »

Grande lectrice de Nietzsche, Paule Salomon a toujours ressenti le besoin de résister à la morbidité des civilisations qui bloquent l’épanouissement sexuel des hommes – et encore plus des femmes -, au nom d’une prétendue pureté. Pour elle, c’est au contraire l’idée même d’une impureté de l’amour physique, qui constitue un péché contre l’Esprit. Paule a participé en guerrière de l’amour à toutes les utopies qui, depuis 1968, ont tenté de nous « libérer » sexuellement. Dans son dernier livre, elle raconte surtout comment elle a fini par trouver la sérénité, et comment elle aide les autres à la découvrir. Par exemple en couple – éventuellement même dans une fidélité classique, vision étonnante chez cette championne de la « polyfidélité ». Mais la sérénité sensuelle et incarnée (« le paradis n’est pas à chercher dans un autre monde ! ») peut aussi nous venir dans la solitude, par extension à tout l’être – et à son environnement – de l’érotisme que notre société restreint misérablement à certaines parties de notre corps. Comme Esther Perel et Marie-Lise Labonté, Paule Salomon propose des exercices pratiques pour atteindre les états qu’elle décrit. Seul ou à deux, respiration, soin des sens, apaisement, jubilation, musique, danse… « Un jour sans danser ni rire est un jour perdu, ose-t-elle écrire. Une vérité qui n’est pas drôle porte l’erreur ». Mais foin de la frénésie, Zarathoustra sait aussi les vertus de la patience : « Qui veut apprendre à voler un jour doit apprendre à se tenir debout, à marcher, à courir ; à grimper et à danser : on n’apprend pas à voler du premier coup ! »

À lire : Gourmande sérénité, éd. Albin Michel

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Have a nice weekend.

23 mai, 2010

 

 

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Une tortue rentre d’un bar tard le soir, lorsqu’elle se fait agresser par trois escargots.
Plus tard, alors qu’elle fait sa déposition à la police, l’inspecteur lui demande :
- Alors, pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ?
- Non, pas vraiment, répond la tortue, tout s’est passé trop vite !

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Deux vaches discutent. L’une dit :
- Dis, tu n’as pas peur, toi, avec ces histoires de vaches folles.
Et l’autre répond :
- Ben non, moi, je suis une libellule…

 

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