Archive pour la catégorie 'Spiritualite'

26 décembre, 2009


 dans Spiritualite 19901102

 

 A l’âge où j’étais petit poisson, je n’ai pas été pris.
Comme grand poisson, malgré les nasses, personne ne m’a dompté.
… Maintenant, je vagabonde dans l’océan immense.

…. Quand, jeune, j’étais au ventre de ma mère, j’ai conjuré Longue Vie

Grand, j’ai sauvé ma vie des mains des ennemis-démons

Maintenant, je fais figure d’enfant chéri de tous les royaumes

D’abord, au rite préliminaire, je fus placé en équanimité.
Ensuite, au rite développé, je fus exempt d’activité. Mon nom, à moi, est le Grand Sceau.

Maintenant je suis dans l’État spontané.

Jeune, dans les ermitages, je méditais l’Unique-qui-seul-suffit.
Grand, errant partout, je pratiquais le Goût uniforme.
Mon nom, à moi, est Yogin illuminé.
En ce moment je suis dans l’état de l’Égalité.

… Aux temps premiers, depuis toujours, pure de Propre Nature
Maintenant, quand on l’expérimente, au-delà de tout intellect
Mon nom est Contemplation ultime.

En ce moment, je suis dans l’espace abyssal sans limite.

D’abord, en méditation fraîchement acquise, je domptai les machine.

Mais lorsque, ensuite, j’y fus habitué, je rejetai toute contrainte.

Mon nom est Compassion sans pensée. En ce moment, je suis dans l’état originel….

En ce moment, je suis un pirate dans les royaumes.

 Poète mystique tibétain.

Nous sommes tous des chercheurs…

24 décembre, 2009

http://richardgpettymd.blogs.com/my_weblog/images/2007/10/29/sri_chinmoy1.jpg

Spirualité
Nous sommes tous des chercheurs, et notre but est le même : réaliser la paix, la lumière et la joie intérieures, afin de devenir inséparables avec notre Source, et de mener une vie pleine de satisfaction profonde.

 

Vivre dans la joie, c’est vivre la vie intérieure. C’est la vie qui conduit à la réalisation de soi. La réalisation de soi est la réalisation de Dieu, car Dieu n’est autre que la divinité qui se trouve profondément en chacun de nous, et qui attend d’être découverte et révélée. Nous pouvons également appeler Dieu notre Pilote Intérieur ou le Suprême. Mais quel que soit le terme utilisé, nous voulons parler du Plus Haut en nous, de ce qui est le but ultime de notre quête spirituelle.

 

Une personne spirituelle devrait être une personne normale, une personne saine. Pour atteindre Dieu, une personne spirituelle doit être divinement pratique dans ses activités quotidiennes. Avec le sens pratique divin, nous partageons notre richesse intérieure. Nous ressentons la motivation divine qui sous-tend toute action et nous partageons le résultat de ces actions avec les autres. La spiritualité ne renie pas la vie extérieure. La vie extérieure devrait être la manifestation de la vie divine en nous.

 

 @Seri Chinmoy

 

http://www.srichinmoy.org/francais/sri_chinmoy

 Ne critiquez pas le monde, Améliorez-le. Comment ? En vous améliorant vous-même A chaque instant.

 

Paix des âmes Paix de coeurs…

23 décembre, 2009

 

 

Paix des âmes Paix de coeurs... dans Spiritualite 1211406

 

 

 

1210211 dans Textes a mediter

 

 

 

Merci pour tes superbes oeuvres  Swad. Kisssssssss

Le mental.

11 novembre, 2009

 

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Le mental est un outil fabuleux pour fonctionner dans le monde,

il doit être à notre service et pas nous au sien.

 

Qu’y a t’il entre deux pensées ?

Le silence et le vide.

C’est au coeur de ce silence et de ce vide que la présence silencieuse de l’être se révèle.

Pourquoi nous est-il si difficile d’être cette présence ?

Pourquoi nous est-il si difficile d’être ?

Le mental crée des pensées sans cesse car il n’aime pas l’inconnu que ce vide et ce silence

lui laisse entrevoir. C’est le même processus qui se passe lorsqu’on est avec quelqu’un

et que personne ne dit mot. La plupart des gens commencent à ressentir un malaise

dans cette non communication et le mental cherche par tous les moyens à fuir cela.

Hors, si on se laisse simplement aller à ressentir ce moment de silence,

la communication passe par d’autres circuits.

On se sens juste bien d’être là, en ce moment, avec cette personne,

sans toujours avoir besoin de mettre des mots qui nous coupent de ce que l’on ressent.

Le mental a toujours besoin de combler le silence et entretient sans cesse une activité de fond.

Cette activité mentale est fatigante mais on ne s’en rend même pas compte.

C’est comme quand on est dans un lieu très bruyant, on s’habitue au fond sonore mais

lorsque le silence se fait, tout d’un coup on ressent un calme et un bien être.

 

 

Le mental cherche toujours à garder le contrôle, car au fond c’est bien lui qui a crée

au fil du temps ce que nous « pensons » être, notre ego, le sens du « moi ».

Toutes nos opinions, nos croyances, nos valeurs, nos jugements, nos peurs, tout cela le mental

l’a créé au travers de nos conditionnements sociaux, éducatifs, culturels et religieux .

Toutes les expériences vécues, bonnes ou mauvaises on été analysées, passées au crible,

filtrées et classées par le mental. Cela a forgé et forge notre identité à laquelle on s’identifie sans cesse.

Que resterait-il si il n’y avait plus rien de ce qui fait notre identité, si notre identité s’effaçait tout à coup ?

Il ne resterait que présence, l’être véritable que nous sommes.

Le mental n’aurai plus son mot à dire et il perdrai tout le pouvoir

qu’il exerce sur nous et cela l’ego ne le veut pas, il résiste et il s’accroche.

Cela ne veut pas dire que l’on perd notre identité, le sens du « je » ou du « moi ».

On utilise cette identité tout en restant observateur de celle-ci à partir de cet espace

plus profond de nous même, à partir de ce silence et de cette paix sereine.

C’est comme si on était l’océan et que les vagues en surface étaient notre vie,

les événements, les relations, les situations, tout cela se passe en surface.

On se laisse couler au fond de l’océan de notre être et à partir de

cet espace de paix, on observe et on agit sur ce qui se déroule en surface.

Même si certaines de ces vagues sont douloureuses et qu’on en ressent les effets,

on reste établi dans cet espace de paix qui réside en dessous de toute activité.

 

 

Se placer en tant qu’observateur de nos pensées, nous fait prendre un peu

de recul face aux événements, aux émotions, aux situations de la vie quotidienne.

Observez comment le mental réagit face aux différentes situations.

Placez-vous en observateur curieux.

Remarquez comme le mental est prompt à réagir, juger, étiqueter, analyser,

créer des peurs inutiles et résister à ce que la vie vous offre dans l’instant présent.

Observez sans entrer dans le jeu du mental, n’analysez pas ce que vous observez,

n’essayez pas de chasser vos pensées. C’est un accueil total de ce qui est, c’est

un lâcher-prise sur ce qui est présent à l’instant en vous.

Prenez conscience de la différence entre l’agitation du penseur et le calme de la présence.

 

 

Le mental a une forte tendance à résister à ce qui est, il lui est très difficile de lâcher prise.

Prenons un exemple concret :

Un individu est à la poste et il y a beaucoup de monde.

Il s’impatiente, il aimerait que ça aille plus vite.

Son mental crée de la résistance face à cette situation.

Il aimerait que cela se passe différemment, son mental résiste à ce qui est.

Cette résistance crée en lui de la négativité, une sensation de mal être et de

stress l’envahit et cela rend la situation bien plus pénible encore.

Pourquoi fait-il ça ?

L’individu n’en est même pas conscient.

Choisirait-il consciemment de se créer du stress et de la négativité ?

Non, c’est le mental inconscient qui crée cette résistance.

Inconsciemment, le mental croit qu’en résistant de la sorte cela fera changer les choses.

Hors, nous savons très bien que cela ne change rien de s’énerver.

Nous nous faisons du mal à nous même en refusant d’accepter la réalité.

Cela ne veut pas dire qu’il faut tout accepter dans la vie.

Si l’on regarde de plus près une situation qui ne nous convient pas, un évènement qui ne se

déroule pas tel que souhaité, une relation qui ne nous donne pas satisfaction, que pouvons nous faire ?

Quelles solutions se présentent à nous ?

Il n’y a que trois solutions:

1. Quitter la situation, se retirer, partir

2. Changer la situation, transformer

3. Accepter la situation, lâcher prise

Un choix entier de l’une de ces trois solutions, sans qu’il ne reste en vous des résidus de refus

par rapport à ce choix, vous libère des tensions et du stress.

Vous reprenez le contrôle de la situation et de votre vie, vous ne vous placez plus en victime.

Choisissez en conscience, sans ressentiment et allez heureux vers la suite de votre vie.

Tout autre choix ou non-choix de l’une de ces trois possibilités,

vous fait naviguer entre deux eaux et le malaise persiste.

 

 

Le facteur temps du mental est une source de souffrance.

Nous ramenons le passé dans l’instant présent en repensant et ressassant sans cesse des

événements qui ne se sont pas déroulés tels que nous aurions souhaité et nous nous projettons

dans le futur en nous demandant comment nous allons faire pour vivre avec ça ou sans ça.

Pour les événements heureux c’est la même chose, nous nous disons que plus jamais nous

ne pourrons revivre ça et nous nous créons alors de la déprime, de la nostalgie ou un manque.

Cela crée en nous une anxiété, une angoisse face au futur et nous ratons complètement l’instant présent.

La souffrance émotionnelle ne peut survivre dans l’instant présent.

Laissez le passé s’éteindre à chaque instant.

Amenez votre attention sur le présent et demandez-vous

comment vous vous sentez ici et maintenant, sans aller puiser

vos réponses dans les événements ou douleurs du passé.

La souffrance émotionnelle est inévitablement liée au temps.

Un exemple des plus courants :

Votre ami(e) vous a quitté et vous souffrez.

Qu’est-ce qui provoque cette souffrance ?

Vous allez me dire que cette personne vous manque.

Mais d’où provient ce manque ?

Ce manque prend naissance lorsque vous repensez à tous ces moments fabuleux partagés

dans le passé, que vous ne revivrez plus et la souffrance est liée à l’identification au « moi ».

Tout cela est lié au temps et la pensée en est le véhicule.

 

- Totem -

 

24 octobre, 2009

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24 octobre, 2009

 

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L’homme ne pourrait faire le moindre mouvement s’il ne devait en tirer quelque avantage. Il puise l’énergie intérieure qui met son corps et son intellect en mouvement dans l’intérêt immédiat ou futur qu’il perçoit dans telle ou telle de ses actions.

Si l’attrait du profit résultant d’une action disparaît, l’homme met aussitôt fin à celle-ci. L’homme ne peut pas exister sans la perspective d’avoir quelque chose à gagner. La raison en est que nous sommes faits de matière, autrement dit du désir d’éprouver du plaisir, et c’est ce qui nous incite à faire des efforts.

La Cabale nous parle du principe de la création, de la manière de recevoir avec plaisir. Le Créateur a créé l’homme et lui a transmis des instructions pour vivre, et pour nous, vivre signifie éprouver du plaisir.

La Cabale expose les instructions transmises à l’homme pour qu’il vive, elle lui enseigne comment recevoir avec plaisir selon un processus précis, le Créateur souhaitant amener l’homme à la délectation parfaite, sans limites.

Ces instructions permettent à l’homme de vivre en éprouvant du plaisir et non en ressentant des souffrances.

Les souffrances sont le résultat d’une sensation vive d’absence de plaisir. Elles n’existent que pour inciter l’homme à réfléchir sur leur raison et pour trouver le chemin vers le plaisir authentique. Ce chemin, l’humanité est à sa recherche en permanence, depuis des siècles.

La capacité de l’homme à rechercher le plaisir est infiniment petite dans notre monde. Pour appréhender le monde spirituel, l’homme doit faire croître son désir de recevoir, et non le fuir, le faire croître jusqu’à désirer avaler tout, tous les mondes, y compris notre monde.

Ce processus doit être mené correctement, l’homme a été créé dans ce but. Vivre en ermite, fuir la vie n’est pas ce que préconise la Cabale qui, au contraire, invite l’homme à avoir une famille, à travailler et à vivre pleinement sa vie. L’ensemble du monde a été créé pour amener l’homme à procéder correctement à sa réparation.

Apprendre à recevoir, apprendre à utiliser correctement les désirs donnés à l’homme de façon à ne pas les limiter, ne pas s’imposer de refus, ne pas s’éloigner de la vie, c’est ce que notamment enseigne la Cabale.

La Cabale n’est pas compatible avec la coercition sous quelque forme que ce soit, la coercition est exclue de la spiritualité. Au début de son étude, l’homme n’a pas encore le sentiment du spirituel, c’est pourquoi, au stade initial, l’enseignement est basé sur l’intellect: en utilisant son intellect, l’homme développe les capacités de perception de son cœur.

A mesure que le point dans le cœur se développe, nous percevons ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas et, nous sommes naturellement attirés par les décisions et les actions justes.

En progressant sur son chemin spirituel, l’homme prend ses distances par rapport à certaines choses qui ne présentent plus d’attrait pour lui. C’est le même processus qui fait que les jeux d’enfants n’intéressent plus les adultes.

La connaissance des mondes spirituels s’acquiert au moyen de:

L’étude d’ouvrages de cabalistes authentiques. Tous les livres de la Torah sont des livres de Cabale écrits par des cabalistes l’un pour l’autre, pour échanger leurs idées et s’entraider. La personne qui a déjà avancé sur le chemin spirituel a conscience combien ces ouvrages sont une aide précieuse pour poursuivre sa progression, ce sont des sortes de guides sur un pays étranger. A l’aide de ces ouvrages, l’homme apprend à connaître le pays et à évoluer dans un contexte nouveau pour lui.

Nous avons besoin de livres appropriés à nos âmes, c’est à dire de livres écrits par des cabalistes de notre génération ou tout au moins, de la génération précédente, car les âmes qui descendent dans ce monde diffèrent selon la génération, ce qui implique la nécessité d’enseigner au moyen de méthodes adaptées.

La structure d’un groupe d’étude adéquate au sein de laquelle il est possible d’étudier les ouvrages de Cabale sous la direction d’un maître. Le groupe transmet de la force. L’aspiration à l’élévation spirituelle est extrêmement faible en chacun de nous, elle peut être développée en utilisant le désir collectif. Quelques étudiants dotés chacun d’une faible aspiration stimulent une lumière environnante d’une grande force.

Les cabalistes ont toujours étudié en groupe. Le groupe est une condition indispensable pour progresser. La direction d’un maître qui lui-même a acquis ses connaissances d’après des ouvrages authentiques, auprès d’un cabaliste. Se réunir en groupe ne signifie pas que la présence d’un maître n’est pas nécessaire, c’est sous sa direction que se fait l’étude.

Ce sont les livres et le maître qui aident l’étudiant à progresser dans la bonne direction. L’élève travaille sur lui-même, sur son propre moi sans que personne d’autre ne connaisse sa place dans le groupe, ni son niveau spirituel. Les livres, le groupe, le maître sont tout simplement une aide qui permet à l’étudiant d’accroître son aspiration à s’élever spirituellement au lieu de suivre d’autres désirs ou des objectifs vains.

Le cabaliste entreprend son chemin dans l’ascension spirituelle très progressivement. Plus ses aspirations grandissent, plus il reçoit de lumière. Plus son désir de progresser augmente, plus sa compréhension des mondes spirituels se fait vive. En fait, son récipient spirituel – son âme – grandit pour se remplir totalement de lumière. C’est ce qui est désigné par les termes «achèvement de la réparation» (gmar tikoun). C’est à ce moment que l’homme atteint le degré de spiritualité le plus élevé, la racine de son âme, l’origine de sa naissance dans le Créateur. Ce niveau est celui à atteindre par l’homme durant sa vie, dans ce monde, dans son corps.

Source, la Sagesse de la Cabale

 

 

 

 

Pensées du jour.

3 octobre, 2009

 

 

 » Transforme ta vision intérieure, mais laisse ton apparence extérieure telle qu’elle est. »

 

 

Pensées du jour. dans Spiritualite 1178625

 

 

 

Jack Kornfield.

27 septembre, 2009

Jack Kornfield. dans Spiritualite 1176217

27 septembre, 2009

 

 

 dans Spiritualite 1176220

 

~@Paix des âmes.

En hommage au peuple Amérindien. Totem.

29 août, 2009

En hommage au peuple Amérindien. Totem.          dans Spiritualite Barre%20indienne

 

Indien%202 dans Spiritualite

 

SITTING BULL

 

   «Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l’étreinte du soleil,

et nous verrons bientôt les fruits de cet amour!

Chaque graine s’éveille et de même chaque animal prend vie.

C’est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ;

c’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux,

le même droit qu’à nous d’habiter cette terre.
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à

une autre race, petite faible quand nos pères l’on rencontrée

pour la première fois, mais aujourd’hui grande et arrogante.

Assez étrangement, ils ont dans l’idée de cultiver le sol et l’amour

de posséder est chez eux une maladie.

Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser

mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et

les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.

 

Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur

propres usages et se barricadent contre leurs voisins ;

ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures.

   Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort

de son lit et détruit tout sur son passage.

Nous ne pouvons vivre côte à côte.»

   Discours prononcé en 1875

 

 

 

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CHEF JOSEPH

 

«Tous les hommes ont été créés par le même Esprit Divin.

Nous sommes tous frères. Notre terre est la mère de tous les êtres humains,

et tous devraient bénéficier de ses bienfaits de manière égale.

Je sais que nous autres, Indiens, devons changer…

Nous voulons seulement avoir les mêmes droits que les autres hommes,

nous voulons être comme faisant partie de l’humanité.

Et lorsque l’Indien sera traité par l’homme blanc comme tout autre être humain,

alors nous ne connaîtrons plus la guerre.

Nous aimerions être les enfants d’une même et seule famille sous un seul et

unique ciel entouré du même pays, et nous prions pour que cela advienne.»

 

 

 

 

Indien%20et%20loup

 

 

CHEF SEATTLE

 

Comment peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre;

cette idée nous semble étrange; la fraîcheur de l’air et le scintillement de l’eau

ne nous appartiennent pas. Comment pouvez-vous nous les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple, chaque aiguille de pin luisante,

chaque rive sableuse, chaque brume dans les bois sombres, chaque clairière ou chaque

insecte bourdonnant est sanctifié dans la mémoire et l’expérience de mon peuple;

la sève qui court à travers les arbre charrie les souvenirs de l’homme rouge.

Nous faisons partie de la terre, et elle fait partie de nous.

Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ceux-là sont nos frères.

Les crêtes rocheuses, les sucs de la prairie, la chaleur du corps du cheval sauvage et l’homme,

tout cela appartient à une même famille.

L’eau étincelante qui court dans les torrents et les rivières,n’est pas que de l’eau mais le sang

de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle

est sacrée et que chaque reflet dans l’eau limpide des lacs parle des évènements

et des traditions qui ont marqués la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau,

c’est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos soeurs, elles étanchent notre soif,

elles portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre,

il faudra vous en souvenir; et il faudra apprendre a vos enfants que les rivières sont nos soeurs

et les vôtres, et désormais vous devrez donner aux rivières la tendresse qu’on accorde à toutes soeurs.

Dans les villes de l’Homme Blanc il n’y a pas de coin tranquille, nulle part on ne peut y écouter bruire les feuillages du printemps ou le froissement d’ailes des insectes, mais peut-être est-ce pour

cela que je suis un sauvage et ne comprend pas. Le fracas me semble insulter mes oreilles,

et qu’y a t’il dans la vie d’un homme, s’il ne peut écouter le cri solitaire d’un engoulevent ou les

discussions des grenouilles autour d’un étang, la nuit ? Je suis un Homme Rouge et je ne comprend pas;

l’indien préfère le bruit subtil du vent qui ride la surface d’un étang et l’odeur du vent, purifié par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon. L’air, l’air est précieux à l’Homme Rouge, parce qu’il sait que toute

chose partage le même souffle; la bête, l’arbre et l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

 

 

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