Genesis.

 

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Genesis est un groupe de rock britannique à classer parmi les créateurs du genre progressif, qui a connu un succès important durant les années 1970, mais surtout dans les décennies 1980 et 1990. Peter Gabriel jusqu’en 1975, le batteur du groupe Phil Collins après son départ, puis Ray Wilson ont été les chanteurs successifs du groupe. Peter Gabriel, Phil Collins, Tony Banks, Michael Rutherford et Steve Hackett ont également connu un grand succès en tant qu’artistes solo.

Avec environ 150 millions d’albums vendus de par le monde, Genesis se classe dans les 30 artistes et groupes ayant vendu le plus d’albums de tous les temps.

 

Les débuts

Le groupe est formé en 1967 par de jeunes étudiants du collège Charterhouse (situé au sud-ouest de Londres) issus de deux jeunes groupes distincts, Peter Gabriel et Tony Banks, originaires de Garden Wall. Ils sont rapidement rejoints par Michael Rutherford, de Anon et Anthony Phillips.

Genesis enregistre son premier album en 1969, From Genesis to Revelation, suite à un accord conclu avec Jonathan King, compositeur et producteur, lui aussi ancien élève de Charterhouse et qui jouit à cette époque du succès de son 45 tours, Everyone’s Gone to the Moon. King trouve le nom du groupe et leur fait enregistrer une série de chansons reflétant le style pop des Bee Gees notamment, qu’il affectionne particulièrement ; Gabriel et Banks sont, pour leur part, plutôt influencés par les Beatles. King rassemble le tout sur une sorte de concept album, ajoutant des arrangements de violons de son cru. Ce fut un échec commercial complet. Le disque fut même classé par méconnaissance en musique religieuse chez certains disquaires. Le groupe, se sentant manipulé par King, choisit de rompre son contrat. Par la suite, King tentera de profiter au mieux de ses droits sur ses seuls titres de Genesis à travers de multiples rééditions.

Libérés de cet engagement, les membres de Genesis jouent la musique qu’ils veulent et signent avec le nouveau label Charisma Records. Anthony Philips quitte toutefois le groupe en 1970 après la sortie de Trespass, en raison de désaccords sur la direction musicale du groupe, de problèmes de santé et d’accès de trac sur scène. Le départ de ce membre fondateur est un traumatisme pour Banks et Rutherford. Le groupe s’interroge un temps sur son avenir sans lui. Finalement, chacun renouvelle son engagement, mais le batteur John Mayhew fait les frais de cette reprise en main et, jugé techniquement trop faible pour les ambitions musicales du groupe, disparaît de la formation.

1970-1971 : recrutement de Phil Collins et de Steve Hackett

 

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Phil Collins en concert en Allemagne en 2005.

Phil Collins répond bientôt à une annonce passée par Genesis dans le journal Melody Maker ; le groupe est à la recherche d’un batteur « sensible à la guitare 12 cordes ». Il se voit convié à passer une audition dans la maison de Gabriel. Selon certains documentaires traitant de cette audition, Collins est choisi car contrairement aux autres prétendants, il n’essaie pas d’impressionner les membres du groupe par sa technique. Pendant que les premiers batteurs auditionnent, il fait quelques longueurs de piscine tout en écoutant les morceaux. Pour sa part, il avouera en entretien qu’il a juste eu à se relaxer dans la piscine en écoutant les autres, retenant ainsi les morceaux à jouer Volontiers bout-en-train, Collins fait preuve d’une tranquille assurance à la batterie qu’il pratique depuis l’âge de cinq ans.

Peter Gabriel appelle ensuite Steve Hackett, à la lecture de l’annonce que ce dernier a posté dans le Melody, il recherche des « musiciens décidés à s’émanciper des formes musicales en place ». Il est enthousiasmé par un concert du groupe auquel il est invité, et impressionne par son sérieux et sa technique lors de son audition. Il est donc retenu. Genesis sort l’album Nursery Cryme en 1971, contenant notamment The Musical Box et The Fountain of Salmacis.

En 1972, l’album Foxtrot, dans lequel on trouve le morceau de vingt-trois minutes intitulé Supper’s Ready ainsi que le titre Watcher of the Skies inspiré par Arthur C. Clarke, assoit la réputation de Genesis en tant qu’auteur-compositeur et interprète. La présence théâtrale exubérante de Peter Gabriel sur scène, qui change de nombreuses fois de costume et raconte des histoires surréalistes en introduction à certaines chansons, fait rapidement du groupe l’un des plus populaires de la scène britannique des années 1970.

1973 marque la parution d’un album désormais classique de Genesis : Selling England by the Pound. Très abouti, avec leur premier single à succès i Know What I Like (In Your Wardrobe), 17e dans les charts britanniques en 1974, l’abum est quant à lui troisième ; il perce aux États-Unis pour la première fois (70e). Il contient en outre Firth of Fifth, chanson dans laquelle on retrouve un célèbre solo de guitare de Hackett sur une mélodie de Tony Banks.

[modifier] 1975 : départ de Peter Gabriel

Peter Gabriel quitte le groupe en 1975, après la tournée et le lancement du concept-album The Lamb Lies Down on Broadway paru en 1974. Il se sent de plus en plus rejeté par le groupe et son mariage ainsi que la naissance de son premier enfant n’ont fait qu’ajouter à son inconfort personnel. Les autres membres écrivent pratiquement toutes les musiques de ce double album sans la participation de Gabriel. Hackett se sent par ailleurs à l’étroit et sort son premier album solo, Voyage of the Acolyte, en 1975. Peter Gabriel écrit seul, de son côté, l’histoire et les paroles tenant lieu de fil conducteur. Le premier album solo de Gabriel (Peter Gabriel) sort en 1977, et inclut le titre Solsbury Hill, une allégorie de son départ du groupe et de la période sombre qui l’a précédé.

Après avoir auditionné plusieurs remplaçants du chanteur principal. « Nous avons eu énormément d’excentriques, à cause de Peter et de ses accoutrements » déclarera Rutherford à ce sujet lors d’un entretien. Genesis se tourne finalement vers Phil Collins, qui officiait déjà au chant sur les chœurs et en seconde voix, et passe ainsi de quintette à quatuor. Bill Bruford intègre le groupe lors de la tournée de A Trick Of The Tail en 1976 en tant que batteur, remplacé plus tard par Chester Thompson, un ancien de la jazz fusion ayant joué avec Weather Report et Frank Zappa. Thompson prend en charge les percussions, laissant ainsi Collins sous les projecteurs. Un certain nombre de titres dont le morceau d’ouverture Dance on a Volcano ou l’instrumental Los Endos deviendront des classiques du groupe. Par ailleurs la voix de Phil Collins sera vite adoptée par les fans. Sur scène, le batteur-chanteur adopte une attitude beaucoup moins théâtrale que son prédécesseur, plaisantant et jouant avec le public.

 1977-1986 : départ de Hackett et consécration mondiale

 


 


Genesis en concert lors de la tournée mondiale de 1992.

Lorsque Steve Hackett quitte le groupe en 1977, Mike Rutherford se concentre sur les guitares et le groupe devient alors un trio (Collins, Banks, Rutherford), fait reflété par le titre de leur album … And Then There Were Three[4] sorti en 1978. Cet album marque une nouvelle orientation musicale, avec des morceaux courts, bien éloignés de leur épopée progressive avec des morceaux de dix minutes et plus. C’est à ce moment-là qu’apparaissent leurs premiers succès sur les radios américaines, avec entre autres Follow You Follow Me.

L’album Duke leur fournit ensuite deux gros succès avec Turn It On Again et Misunderstanding, devenus disques de platine et la réussite commerciale du groupe se confirme ainsi d’album en album tout au long des années 1980, alimentée par le propre succès de Collins en tant qu’artiste solo jusqu’à son départ du groupe en 1996. Néanmoins le groupe continue de faire, à l’occasion, des chansons plus complexes comme en témoigne l’instrumental Duke’s Travel – Duke’s End qui clôt l’album.

En 1981 sort l’album Abacab dans lequel le groupe explore de nouvelles voies musicales. C’est le premier album du groupe enregistré dans leur Ferme de Fisher Lane (studio d’enregistrement), à Chiddingfold, Surrey. Le morceau éponyme, Abacab, en est l’illustration avec un usage immodéré de sons synthétiques nouveaux, principalement sur les claviers et les percussions. Rutherford explique, lors du passage du groupe à l’émission de radio américaine In the Studio with Redbeard, à l’occasion de la sortie de l’album, que le nom provient des trois sections distinctes du morceau éponyme, dénommées A, B et C, et de l’ordre dans lequel celles-ci se répétaient à un moment de la composition, formant le mot « abacab »

Deux ans plus tard sort l’album Genesis (parfois appelé Shapes), qui rencontre un grand succès international. Cet album est jalonné de titres qui, à l’heure actuelle, sont rarement oubliés sur scène ; le célèbre Mama, un des plus grands succès commerciaux et critiques du groupe, et Home By the Sea/Second Home By the Sea, qui renoue avec la tradition des longs morceaux mais interprétés à la « sauce » des années 1980. That’s All sera aussi un hit à la sortie de cette album pour son côté décalé.

En 1986 sort Invisible Touch, album au succès commercial phénoménal (plus de 10 millions d’albums vendus à travers le monde) comprenant des hits radio comme Land Of Confusion écrit par Phil Collins, Invisible Touch, Throwing It All Away, mais aussi des morceaux plus progressifs comme Domino en deux parties In the Glow of the Night et The Last Domino ou The Brazilian, un instrumental composé par Tony Banks

1992 : We Can’t Dance et le départ de Phil Collins

Un nouvel album de Genesis, We Can’t Dance connaît aussi un grand succès international à sa sortie, en 1991. On trouve sur cet album le morceau I Can’t Dance qui vise la montée importante de la musique techno, d’où son nom, qui signifie « je ne peux pas danser » en anglais, et les différents mimiques et gestes de Phil Collins durant les concerts. Sur ce disque est aussi présent le hit Jesus He Knows Me critiquant violemment le télévangélisme. Cet album propose aussi des titres plus longs et plus proches du rock progressif des premières années, comme Driving The Last Spike, écrite par Phil Collins (qui signe également No Son Of Mine), morceau traitant des dures conditions des ouvriers qui construisirent les chemins de fer britanniques au début du XXe siècle. Le dernier titre, Fading Lights, est l’œuvre du claviériste, Tony Banks.

Phil Collins décide de quitter Genesis peu de temps après la sortie de We Can’t Dance, se jugeant trop pris par sa carrière solo pour gérer en parallèle les productions et concerts avec le groupe. Sa popularité est alors au plus haut, Collins enchaînant de nombreux albums (studio, en concert ou compilations de succès) et écrivant plusieurs titres pour des musiques de films. ~@ wiki


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