Lettres à l’intime de soi.

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Il est possible de commencer à se tenir debout sans vaciller, sans fléchir sous la peur, les menaces ou les interdits.


Il est possible de commencer à marcher sans tituber, de choisir un chemin à soi, de se frayer un passage au travers des obstacles et des doutes.


Il est possible de commencer à courir, à s’élancer vers des projets et des rêves fous.


Il est possible de commencer à parler avec hésitation peut-être, mais avec enthousiasme et passion aussi, avec surtout des mots à soi.


Il est possible de dire son ressenti, ses émotions, ses positionnements et ses choix de vie.


Il est possible de prendre le risque de n’être pas toujours compris.


Il est possible d’apprivoiser plus de solitude.


Il est possible de commencer à oser être.


Il est possible de s’aventurer, de s’égarer, d’avoir mal et d’avancer quand même.


Il est possible de butter sur des refus et la difficulté d’être, pour accéder à soi-même.


Il est possible de commencer à sortir de la dépendance à des manques pour prendre en charge ses besoins.


Il est possible de vivre des relations de plaisir où le désir peut jouer en toute liberté dans l’espace intime qui nous habite, dans celui nécessaire à toute rencontre.


Il est possible de vivre des commencements et des naissances sans se détruire, sans blesser ou rejeter l’autre, pour accéder à plus de soi-même.


Il est possible de commencer à naître de nouveau avec le meilleur de moi avec vous et de vous en moi.


Il est possible de se reconnaître dans un rêve partagé, dans la tendresse révélée, dans l’accueil des ressentis.


Et quand l’évidence même de l’impossible, par votre écoute, sous notre regard, se transforme en possibles, quelle merveille !




Jacques Salomé

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Répondre aux besoins et non aux désirs

 

En répondant, en satisfaisant trop vite les désirs d’un enfant, on risque paradoxalement de le frustrer dans ses besoins les plus vitaux.

 

Ainsi, cette petite scène de la vie familiale, qui se déroule dans un magasin de vêtements. Alexandre, 13 ans, demande à sa mère l’achat d’un t-shirt pour une activité sportive. Sa mère vérifie que le t-shirt précédent est hors d’usage et accepte d’entrer dans sa demande. À ce moment-là, la sœur d’Alexandre, Laurence, demande l’achat d’un blue-jean de fantaisie « avec plein d’étoiles pour coller au plafond de sa chambre, juste au dessus de son lit ! ». Sa mère refuse en lui disant : « Cela ne me paraît pas indispensable, il ne s’agit pas pour toi d’un vrai besoin. » Laurence se fâche, tempête, exprime sa frustration, se met à comparer l’acceptation qu’a reçue la demande de son frère avec le refus dont elle est l’objet face à sa propre demande. La mère hésite, se sent mal à l’aise et accepte à contrecœur, l’achat du blue-jean. Ce qui ne satisfait pas pour autant Laurence, qui continue à manifester son insatisfaction. La mère s’irrite et devant la persistance de la mauvaise humeur de Laurence (qui, dans l’esprit de la mère, aurait dû être satisfaite) revient alors sur sa décision et refuse l’achat du blue-jean.

 

Le lendemain, sa fille présente l’équivalent d’un zona sur son ventre. Ce que ne semble pas avoir entendu la mère, c’est la nature de la demande de sa fille, un besoin d’équité par rapport à son frère. En entrant (dans un premier temps) dans le désir de Laurence, l’achat du blue-jean fantaisiste, la mère n’aurait pas répondu en fait au besoin (masqué par le désir de sa fille) qui me paraît être un besoin d’équité de son enfant. En refusant, elle ne sait pas qu’elle confirme la souffrance, qui va se crier par « une mise en maux » !

 

À partir des mêmes éléments de départ exprimés dans cette situation, la mère aurait pu dire à Laurence : « J’ai bien entendu ton besoin d’équité, je ne réponds pas à ton désir en t’achetant un blue-jean, mais je mets dans cette boîte sur laquelle j’écris « Boite pour le besoin d’équité de Laurence », la même somme que j’ai dépensée pour ton frère Alexandre » et on verra comment l’utiliser au mieux de tes besoins.

 

En repérant mieux ce qui est de l’ordre des besoins relationnels profonds d’un enfant, de ce qui relève de l’expression d’un désir compensatoire, on éviterait me semble-t-il, beaucoup de malentendus, de souffrances, de mise en maux et par là même de conflits.

 

 

 @Passeur de vie.

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Une Réponse à “Lettres à l’intime de soi.”

  1. Chouette les informations que tu fournies. Juste pour savoir comment tu fais!
    C’est quoi ce petit truc que tu as en plus.?

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