Un peu d’histoire.

Sous le régime soviétique. Kolyma « la mort blanche ».

 

La Kolyma est une région de l’extrême est de la Russie. Lors de la période stalinienne, de nombreux prisonniers étaient envoyés dans les camps du Goulag de la région. Cette période est connue en particulier par les récits de Varlam Chalamov.

La région tire son nom du, fleuve Kolyma long de 2 129 km et qui draine un bassin de 680 000 kilomètres carrés. Ce bassin est constitué de montagnes au sud et à l’est, atteignant 3 000 mètres au mont Chen, dans la chaîne Cherskii, et de la vaste plaine de la Kolyma dans le nord, où le fleuve s’écoule vers l’océan Arctique. Son débit de 4 060 mètres cubes par seconde est le sixième plus important de Russie après, Ienisseï l’Ob, l’Amour et la Volga. Le fleuve Kolyma est gelé sur une profondeur de plusieurs mètres pendant environ 250 jours par an, redevenant libre de glace seulement début juin, et gelant à nouveau début octobre. La Kolyma est un centre majeur d’Extraction minière.

 

 

 

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Ce vaste territoire arctique et sub-arctique, avec ses frontières politiques et géographiques mal définies, se trouve dans les plus lointains confins nord-est de la Sibérie. L’éloignement et l’isolement, la sévérité du climat et les conditions de vie très dures ont fait de cet enfer gelé un endroit à part du reste de la Sibérie.

Les citoyens de l’Union Soviétique redoutaient la Kolyma plus qu’aucune autre région de l’Archipel du Goulag: « Kolyma znatchit smert » (« Kolyma veut dire mort ») disait-on à l’époque.

La Kolyma présentait une spécificité remarquable parmi les nombreuses régions de la Sibérie du Nord : sa richesse en gisements d’or. Après la découverte de son potentiel minier, la région devint l’objet d’une exploitation intensive. Les prisonniers, ou « lagerniks » comme on les appelait communément, furent les outils principaux dans cette opération menée par l’Etat. Des millions d’ « ennemis du peuple », utilisés comme main d’œuvre servile sont morts dans les mines d’or du Nord sibérien. Le système poursuivait un double but : l’exploitation des ressources minières et simultanément la liquidation des opposants.

Bien avant que ce territoire longtemps ignoré ne soit connu comme le «Fours crématoires blanc » ou « le pays de la mort blanche », des explorateurs russes, chasseurs et aventuriers, avaient déjà parlé de son existence. Deux éléments avaient maintenu les pionniers russes hors de cette région : son climat sévère et son isolement géographique. Ces éléments combinés ont créé une solide barrière qui a retardé la redécouverte de la Kolyma jusqu’au début du 20e siècle.

Les premiers explorateurs de cette région trouvèrent les conditions climatiques de la Kolyma trop dures. Les prisonniers soviétiques n’eurent pas ce choix. Ils devaient supporter ces conditions aussi longtemps qu’ils le pouvaient. Une maxime, connue dans toute la Russie, disait : « Kolyma, Kolyma, ô planète enchantée / l’hiver a douze mois, tout le reste c’est l’été. »

L’inaccessibilité de la région entraîna l’abandon d’un projet de route entre Vladivostok et Magadan, la capitale de la Kolyma. La seule liaison possible se faisait par voie maritime, de Vladivostok au petit port de Magadan, Kamtchatka et le port de la mer arctique d’Ambartchik. On créa une flotte de cargos transportant les prisonniers à l’aller et l’or au retour.

En 1932, arriva le premier directeur des camps de travail de la Kolyma, Edouard Petrovitch Berzine. Sous sa direction, Kolyma devint la nouvelle frontière de l’Union soviétique. Toute l’économie y était basée sur le travail forcé des prisonniers. Peu après, la première route transversale vers le Nord passa de 13 à 1 034 km, allant de Magadan au port arctique d’ Abartchik. Des camps de travail furent construits le long de cette route et des mines, principalement des mines d’or, entrèrent en exploitation.

 

Les prisonniers, produits des répressions staliniennes, commencèrent à arriver à la Kolyma au début des années 1930 pour commencer l’exploitation des ressources minérales. La flotte de cargos ad hoc, transportait sa cargaison humaine pour un aller simple dans le pays glacé du Nord. Très peu d’entre eux purent revenir dans leur pays d’origine et ceux qui revinrent était pour la plupart invalides, victimes de gelures sévères. La majorité d’entre eux reposent dans des fosses communes, creusées dans le pergélisol, sont enterrés sous des tas de pierres ou ont été emportés par les fontes de printemps dans l’océan Arctique.

Avec l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, et l’invasion de la Pologne orientale par l’Union soviétique, de nouvelles ressources de main-d’œuvre forcée furent trouvées pour les besoins économiques de l’empire stalinien. Environ deux millions de Polonais furent violemment arrachés de leurs maisons par la police soviétique et déportés dans les vastes territoires de la Sibérie et du Kazakhstan. Ils furent placés dans les installations collectives de la taïga ou bien expédiés comme main d’œuvre forcée dans les camps des régions nordiques éloignées.

Rapidement, trois autres pays, violemment annexés à l’URSS, contribuèrent à fournir de la main-d’œuvre au système concentrationnaire du Goulag. Les patriotes de Lituanie, Lettonie et Estonie suivirent le chemin tragique de la Pologne.

 

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Le travail forcé aurait eu un faible impact sur l’économie soviétique sans l’infrastructure qui rendait possible le déplacement des prisonniers de leur point d’extraction à leur point d’utilisation et de destruction. Le chemin de fer Transsibérien devint le principal moyen de transport pour amener les prisonniers aux étapes le long de la ligne qui les conduisait ensuite dans des endroits variés du Nord sibérien. Son extrémité orientale, Vladivostok, était une étape pour les prisonniers à destination de la Kolyma. Cependant, la route terrestre (Moscou – Vladivostok : 9 300 km) s’arrêtait là pour ceux qui devaient aller dans l’extrême Est sibérien. Le seul moyen pour atteindre les côtes de la Kolyma était les mers du nord comme la mer du Japon et la mer d’Okhotsk. Dans ce but fut créée une flotte basée à Vladivostok.

 

Des bateaux, comme le Djourma le Sovlatvia, le Dalstroï, le Décabriste et bien d’autres, transportaient dans leurs soutes plusieurs milliers de prisonniers. Tous ces bateaux, à l’origine des cargos, furent réaménagés pour pouvoir transporter une cargaison humaine maximale.

Un bateau typique était le Djourma. Ses aménagements intérieurs illustrent comment la cargaison humaine était transportée dans ses soutes. Une structure en bois avait été érigée le long des murs des soutes, et comprenait quatre niveaux de couchettes en bois, le plancher servant de cinquième niveau. Chaque niveau était divisé en sections pour accueillir cinq hommes en position couchée. Pour prendre place, les prisonniers devaient se glisser les jambes en premier avec leur tête tournée vers les passages, pour éviter l’asphyxie. S’il n’y avait pas assez de place, les prisonniers devaient utiliser les passages pour un voyage maritime de six à onze jours.

Les toilettes consistaient en barils, appelés « parachas », qui étaient périodiquement vidés dans la mer. Ces barils se renversaient fréquemment, répandant les déjections dans les soutes.

Sur ces bateaux surchargés, la nourriture était toujours en quantité réduite. En ces temps, tout le pays avait faim et les esclaves étaient les derniers sur la liste quand il s’agissait de distribuer la nourriture. Sur le bateau, les rations étaient inférieures à celles fournies dans les prisons. Le repas quotidien du prisonnier pendant la traversée consistait en une maigre portion de pain, une portion de choucroute et un baquet d’eau pour chaque groupe de quinze hommes. Ce choix suivait la maxime pratiquée dans le système concentrationnaire selon lequel « les hommes qui ne travaillent pas n’ont pas besoin de nourriture ».

La ventilation de l’intérieur des soutes était un autre problème. L’air frais entrait par les trappes supérieures des soutes. Cependant, même quand elles étaient complètement ouvertes, la quantité d’air qui entrait était à peine suffisante pour éviter l’asphyxie. De plus, les trappes et la porte principale étaient toujours fermées quand le bateau passait dans les eaux territoriales japonaises.

 

Avec la dissolution de l’organisation des camps du Dalstroi en 1957, les Soviétiques adoptèrent une nouvelle politique de travail à la Kolyma. Bien que la population des prisons soit toujours soumise au travail forcé, il s’agissait surtout de détenus de droit commun. La partie politique disparut. La main d’œuvre libre existait déjà dans la région, mais une nouvelle main-d’œuvre fut recrutée de toutes les parties de l’Union soviétique sur une base volontaire. Beaucoup des nouveaux pionniers s’installèrent ici, fondant des familles et bâtissant des maisons. De jeunes hommes et femmes furent attirés dans ce pays-frontière avec la promesse de hauts revenus et d’un meilleur niveau de vie. L’entrée de la technique moderne rendit le pays de l’or vivable et en a fait une région prospère de l’actuelle Russie.

 

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Apaches (Amérique)

 

Les Apaches sont un ensemble de tribus indiennes d’Amérique du Nord vivant dans le sud-ouest des États-Unis et partageant la même langue. Les Navajos parlent une langue très proche.

Nomades et chasseurs, farouches guerriers attaquant les peuples cultivateurs et s’opposant plus tard aux colons espagnols, puis aux Mexicains et aux Américains, ils furent finalement vaincus et décimés par ces derniers à la fin du XIXe siècle et leurs quelques descendants vivent aujourd’hui dans des réserves.

Lorsqu’ils dansaient, les Apaches revêtaient des costumes symbolisant les Esprits de la montagne. Ils guérissaient les malades en éloignant le mauvais sort. Ils se paraient de peintures corporelles, de jupes, de masques aux couleurs sombres. Les Apaches reconnaissaient de nombreux hôtes surnaturels mais croyaient en une divinité suprême nommée YASUN.

Leurs chefs les plus célèbres étaient Cochise et Geronimo.

Les Apaches et les Espagnols

Dans les mémoires de l’expédition du conquistador Francisco Vásquez de Coronado (XVIe siècle), on trouve une description des Apaches : « Ces Indiens tirent leur subsistance du bison car ils ne cultivent pas le maïs. Avec sa peau, ils font leurs maisons ; avec sa peau, ils s’habillent, se chaussent et tressent des cordes. Ils se servent de sa toison en guise de laine. Avec ses tendons, ils font du fil qui leur sert à coudre leurs vêtements et leurs tentes [...] »

Durant la première moitié du XVIIIe siècle, les pionniers espagnols essaient d’étendre leur territoire au nord, mais sont empêchés par les tribus Tohono O’odham et apache. Mexico ordonne que l’on extermine ces derniers dès 1784 : il s’agit de massacrer tout Apache de plus de sept ans. Le gouverneur Juan de Bautista œuvre pour rapprocher les Commanches et les Utes, afin de détourner leur force contre les Apaches. Il distribue à chaque guerrier commanche une carte sur laquelle il pourra noter chaque Apache tué.

La déportation dans les réserves

En 1872, après avoir résisté à l’envahisseur, un traité de paix est signé entre Tom Jeffords (Broussard remarquable qui devint en 1870, au cours d’une cérémonie sacreé, le Frère de sang du chef Cochise), le chef Cochise et le général Olivier O.Howard.

Suite au traité de paix, 2 500 Apaches sont déportés dans la réserve Chiricahua (8 000 Km² au cœur du pays apache).

1 500 Apaches (l’autre millier ayant « disparu ») seront à nouveau déportés en 1876 dans la réserve de San Carlos.

Parmi ces déportés, Tahza, chef héréditaire de clan, fils ainé du chef Cochise et père de Niño Cochise, s’arrange pour que son propre clan de 38 personnes disparaisse en route.

Parmi ces personnes se trouve Nod-Ah-Sti, sa femme (surnommée affectueusement Niome par Thomas Jefford), Niño Cochise son fils et Dee-O-Deet le chamane. Ils ne figurèrent jamais plus sur les registre d’une réserve. Ils ne furent donc pas non plus tatoués. Ils se surnommèrent les « sans nom ».

Thaza mourut deux mois plus tard d’une pneumonie alors qu’il se rendait à Washington pour un entretien avec le président Grant. Lorsque la nouvelle parvint à la réserve de San Carlos, Naiche, le plus jeune des fils de Cochise s’enfuit pour prendre le sentier de la guerre. Ce fut le début des « guerres de Géronimo » qui ne devait prendre fin qu’en septembre 1886.

Le reste des « sans noms » dont le chef était désormais Niño Cochise vivèrent cachés mais libres pendant plus de 40 ans dans les montagnes du Sonora dans un lieu qui s’appelait Pa-Gotzin-Kay !!![3]

Le mythe Apache

Leur réputation de bravoure et de violence a inspiré de nombreux films, et on a donné leur nom aux jeunes voyous de Paris du début du XXe siècle, à un modèle d’hélicoptère de combat, etc. (voir Apache). Les Apaches sont avant tout des guerriers nomades, placés sous la direction d’un chef ; la plupart vit dans des huttes construites par les femmes à l’aide de perches en saule reliées avec des fibres tirées du yucca. Elles sont recouvertes de buissons ou de chaume en été, de peaux en hiver. Les Apaches portent un vêtement en cuir, des mocassins hauts, des bijoux et parfois des plumes d’aigle.

 

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La présence humaine est avérée en Chine depuis 1,8 million d’années. La période néolithique (naissance des villes et de l’agriculture) commence au VIe millénaire avant JC sur les rives du fleuve Jaune.

La première dynastie chinoise historiquement avérée est celle des Shang qui règne vers 1500 avant JC, sur le territoire du Henan oriental. On y pratique l’agriculture et l’élevage, fabrique des objets en bronze très élaborés et utilise une écriture pictographique. De cette époque date l’expression «empire du Milieu».

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Les Chinois appellent officiellement leur pays Zhongguo («le pays du Milieu»). Eux-mêmes se disent Han ou fils de Han en référence à la dynastie mise en place par Liu Bang, après la mort du Premier Empereur.

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Les mots Chine et Chinois par lesquels nous désignons le pays et ses habitants viendraient selon certaines hypothèses de Qin, la dynastie du Premier Empereur, selon d’autres, de sseu, qui désigne en chinois la soie, le principal produit d’exportation du pays sous l’Antiquité. Les Romains eux-mêmes appelaient la Chine : Serica («le pays de la soie»).

 


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A partir du XIIe siècle avant notre ère, émergent les Zhou, une tribu vassale des Shang. Cette nouvelle dynastie n’empêche pas la prolifération de petits États à caractère féodal dans la région.

À partir du VIIIe siècle avant JC, les petites chefferies forment des États plus puissants, les «royaumes combattants», qui se livrent des guerres incessantes. Cette époque brutale voit l’apparition de deux figures qui influenceront profondément la pensée chinoise : Confucius et Lao-tseu.

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La Chine classique

À la fin du IIIe siècle avant JC, le royaume Qin prend le dessus sur les autres «royaumes combattants». Shi Huangdi, Premier Empereur Qin, que l’on surnomme «le César chinois», vainc ses derniers ennemis et met sur pied un immense empire centralisé. Il uniformise les lois, les unités de mesures et l’écriture sur tout le territoire (les langues restent toutefois distinctes).

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- la dynastie des Han (202 avant JC à 221) :

Peu après sa mort, un aventurier prend le pouvoir sous le nom de Liu Bang et fonde la dynastie des Han, amenée à perdurer quatre siècles. Il rallie au pouvoir les sages confucéens, dont le premier empereur avait fait brûler les livres, et confère ainsi une légitimité religieuse au pouvoir des Han.

Ils s’appliquent à «siniser» l’empire en installant des Chinois en Corée ou dans les provinces du sud et en imposant par la force une «pax sinica» à l’Asie centrale. Les Han permettent ainsi l’ouverture de la Route de la Soie et des contacts commerciaux avec Inde et empire romain. Au Ier siècle de notre ère, des voyageurs indiens commencent également à introduire le bouddhisme en Chine.

Le pouvoir Han sombre en 220 après JC, sous la pression des révoltes paysannes et de sa corruption interne. La Chine entre alors dans une nouvelle période de morcellement.

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- la dynastie des Tang (618 à 907) :

Il faut attendre le VIIe siècle pour que la dynastie des Tang réussisse à réunifier la Chine, jusqu’au Turkestan à l’ouest. Le confucianisme redevient alors doctrine officielle de l’État. Toutefois, au début du Xe siècle, la dynastie Tang s’effondre, en bute elle aussi aux révoltes populaires et aux poussées de ses voisins.

Chinois et Barbares en alternance

La période de chaos qui s’ensuit, surnommée période des Cinq dynasties et des Dix États, prend fin grâce au charisme d’un guerrier, qui fonde la dynastie des Song.

 

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- la dynastie des Song (960 à 1276) :

La Chine des Song donne naissance à une civilisation florissante qui utilise l’imprimerie et le papier-monnaie, invente la poudre et valorise la littérature et la peinture. Cependant, les Song ne dominent pas l’intégralité de l’empire des Tang mais doivent se contenter du sud du fleuve Jaune, tandis que deux autres États occupent le Nord et l’Ouest de la Chine actuelle.

C’est donc à une Chine tricéphale que s’attaque le terrible Gengis Khan au début du XIIIe siècle.

Les Mongols dévastent d’abord Pékin, la capitale du Nord, et épargnent le Sud. Ce n’est que le petit-fils de Gengis Khan qui s’attaque à l’empire des Song et s’empare de Canton en 1278.

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- la dynastie des Yuan (1260 à 1368) :

Exit les Song, donc, remplacés par la dynastie mongole Yuan.

L’empereur mongol Koubilaï Khan réunifie la Chine et installe sa capitale à Pékin qu’il fait renaître de ses cendres. Bien qu’il soit le premier étranger à régner sur la Chine, il respecte ses coutumes, tout en valorisant le bouddhisme plus que les autres philosophies. La Chine s’ouvre à nouveau aux échanges avec l’Occident. Marco Polo y séjourne pendant le règne de Koubilaï qui le reçoit très courtoisement.

Néanmoins, la fierté chinoise s’accommode mal d’un souverain étranger…

 

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- la dynastie des Ming (1368 à 1644) :

Au milieu du XIVe siècle, un fils de paysans mène une révolte contre les Yuan. Nankin et Canton, puis Pékin, tombent, forçant les Mongols à regagner leurs steppes. Le chef rebelle, Zhu Yuanzhang, instaure la dynastie des Ming.

Sous le règne des Ming, la pression des Européens sur la Chine s’accentue. En 1557, les Portugais s’installent à Macao. Les souverains ne semblent pas s’en inquiéter outre mesure, préoccupés en priorité par la menace mongole qui perdure derrière la Grande Muraille.

Le danger viendra finalement du nord, sous la forme d’une poussée mandchoue à la fin du XVIe siècle. L’artillerie fournie par les missionnaires jésuites permet dans un premier temps de les repousser aux portes de Pékin, mais la ville finit par tomber en 1644.

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- la dynastie des Qin (1644 à 1912) :

Les Qin mandchous prennent les rênes de l’empire du Milieu, qu’ils ne lâchent qu’en 1912, lorsque les forces républicaines contraignent le dernier empereur à l’abdication.

 

 

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- la République populaire (1949 à …) :

Au terme d’une longue guerre civile, ponctuée par la Longue Marche et la terrible invasion japonaise, les communistes s’emparent du pouvoir en Chine continentale.

Le 1er octobre 1949, à Pékin, du balcon de la Cité Interdite des anciens empereurs, Mao Zedong (Mao Tsé-toung dans l’ancienne graphie chinoise) proclame l’avènement de la République populaire de Chine.

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Le 1er octobre est depuis lors devenu fête nationale en Chine populaire.

 

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 Shaolin

 

La personne la plus connue associée à Shaolin est sans doute Bodhidharma ou Tamo (Guilhem en pinyin) (pinyin : Dámó), un moine indien qui voyageait en Chine au Ve siècle pour prêcher le bouddhisme Chan. D’après la tradition, on lui aurait d’abord refusé l’accès au temple Shaolin, et il n’aurait été admis qu’après avoir passé neuf années à méditer face à un mur. Ce serait ensuite sous sa direction que le temple aurait développé la base de ce qui sera ensuite appelé le bouddhisme Chan.

En découvrant l’état physique lamentable des moines qui passaient leur vie à étudier et méditer, il aurait décidé de leur apprendre des techniques respiratoires et 72 techniques de défense, base du kung fu, afin de parfaire leur condition physique pour supporter les longues heures de méditation et se défendre contre les brigands et les animaux de la forêt.

Il semble que la venue de Bodhidharma à Shaolin soit une légende née entre les Xe et XIe siècles. On n’en retrouve en effet aucune mention auparavant, pas plus que de trace de son nom sur les stèles anciennes conservées au monastère.

La réputation militaire du temple date du début de la dynastie Tang (618 – 907). D’après des documents, des moines combattants shaolin auraient sauvé la vie du futur empereur Taizong ( Li Shimin) et l’auraient assisté dans sa lutte contre les forces rebelles. Une fois devenu empereur, ce dernier montra sa reconnaissance en agrandissant le complexe monastique et en autorisant certains moines à poursuivre leur formation militaire. Le kung fu shaolin atteint son apogée sous la dynastie Ming (1368 – 1644), quand plusieurs centaines de moines shaolin reçurent un statut militaire et dirigèrent des campagnes contre des rebelles et des bandits japonais. À cette époque, ils avaient développé leur propre style d’arts martiaux, le Shaolin quan.

Le temple originel fut pillé, détruit et reconstruit plusieurs fois. Les Mandchous le détruisirent en 1647 et massacrèrent presque tous les moines. Il ne sera pas rebâti avant 1800. Un incendie allumé en 1928 par le seigneur de la guerre Shi Yousan détruisit beaucoup de précieux manuscrits de la bibliothèque du temple.

En 1972, lors de sa visite en Chine, le Président américain Richard Nixon en compagnie de son conseiller Robert W. Smith, insista pour visiter le monastère. Les officiels chinois qui n’avaient jamais entendu parler de ce Shaolin tentèrent de le dissuader, mais Richard Nixon resta inflexible. Pour atteindre le monastère oublié, il fallut dégager une route au bulldozer et dynamiter les lourdes portes qui refusaient de s’ouvrir. Le temple fut restauré dans les années 1970 par des fonds japonais du maître So Doshin, fondateur de la puissante école Shorinji Kempo. Ce n’est qu’en 1981 qu’il fut officiellement ré-ouvert. Les officiels chinois assistèrent alors à une démonstration de Kung Fu Shaolin exécuté par des artistes martiaux japonais. En quelques années, un style Shaolin sera reconstitué à partir d’illustrations, d’exercices de gymnastique, et de Kung Fu sportif (Sanda). C’est dans les années 1980 que le Kung Fu a commencé à connaître un succès planétaire grâce à des démonstrations spectaculaires et à des numéros bien rodés.

S’il reste encore des zones d’ombre dans l’histoire de Shaolin, les spécialistes et auteurs modernes s’accordent tous sur un point : c’est bien là que s’est développé un système de combat complexe et singulier qui restera pendant des siècles la référence de la plupart des écoles d’arts martiaux asiatiques. De nombreux temples Shaolin ont vu le jour à travers la Chine au cours des siècles, notamment un temple renommé (et mystérieux) dans la province de Fujian. De nos jours, en Chine ainsi que dans le reste du monde, des milliers de temples sans relation avec Shaolin prétendent enseigner son style.

 

 

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 L’Egypte la fascinante.


L’Égypte des pharaons a prospéré pendant près de 3 millénaires. Aucun autre État ni aucune autre civilisation ne peut en dire autant… Elle doit en bonne partie sa longévité et sa grandeur à son environnement géographique : une vallée fertile isolée par le désert.

 

«L’Égypte est un don du Nil»

Vers 6500 avant JC, le Sahara précédemment fertile se transforme en désert. Ses habitants cherchent leur survie en se regroupant sur les bords du Nil.

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Né au sud, dans les montagnes d’Éthiopie, le fleuve coule vers la Méditerranée, au nord, en traversant le désert sur plus de mille kilomètres. Tous les ans, en septembre, gonflé par la fonte des neiges d’Éthiopie, il sort de son lit et inonde sa vallée. En se retirant, au mois de décembre, il laisse dans la vallée un limon très fertile. Il s’agit de la terre arrachée aux hauts plateaux d’Éthiopie.

 

Les paysans de la vallée arrivent très vite à tirer le meilleur parti des crues du fleuve. Grâce au limon, ils obtiennent en un temps record d’abondantes récoltes de céréales. Ces résultats sont rendus possibles grâce à une mise en commun des efforts de tous et à des règles strictes pour le partage des terres et l’entretien des canaux d’irrigation et de drainage.

 

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Le roi du pays (désigné sous le terme de pharaon) devient le garant de l’ordre social indispensable à la gestion des crues. Il est assisté par de nombreux fonctionnaires et des scribes sélectionnés pour leur maîtrise de l’écriture. Certains archéologues pensent que les besoins administratifs sont à l’origine de l’écriture égyptienne, à base d’hiéroglyphes (idéogrammes), à peu près contemporaine de l’écriture cunéiforme de Mésopotamie (ou même antérieure).

 

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La redéfinition des champs après chaque crue donne l’occasion de développer la géométrie et les techniques d’arpentage.

 

Comme les hommes de cette lointaine époque ignorent la monnaie, c’est en nature (blé, bétail,…) que les fonctionnaires collectent les impôts auprès des paysans pour développer les infrastructures.

 

 

 

 

 

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Pendant la crue du fleuve, quand il est impossible de travailler dans la vallée, les paysans se mettent au service de l’administration royale et construisent des canaux d’irrigation, des digues mais aussi des temples, des palais et des tombeaux. Ainsi naît le premier État de l’Histoire. Le voyageur grec Hérodote, découvrant le royaume des pharaons sur son déclin, a pu écrire avec justesse : «L’Égypte est un don du Nil».

 

Une exceptionnelle stabilité

 

La vallée du Nil est unifiée sous l’autorité d’un roi unique, le pharaon, vers l’an 3100 avant JC, peut-être même vers l’an 3300 avant JC si l’on en croit l’archéologue Günter Dreyer, qui a fouillé en 1998 le site d’Abydos, en Haute-Égypte, entre Louqsor et Assiout, et découvert des poteries décorées d’hiéroglyphes archaïques.

 

On estime que la vallée est alors peuplée d’environ 1,5 à 5 millions d’habitants, ce qui est beaucoup au regard des techniques disponibles (aujourd’hui, le pays compte environ 70 millions d’habitants).

 

Protégée par son isolement, entre le désert et la mer, l’Égypte des pharaons perdure comme État indépendant pendant 25 siècles, en cultivant peu ou prou les mêmes coutumes, les mêmes croyances et la même langue. Aucun autre État n’a encore réussi semblable performance !

 

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La fertilité de la vallée du Nil assure à l’Égypte une relative prospérité, du moins pendant les périodes de stabilité politique.

 

Dans le delta du Nil, encore en grande partie sauvage, les Égyptiens pratiquent la chasse et la pêche. Ils récoltent aussi le papyrus, un roseau avec les fibres duquel ils fabriquent des feuilles souples qui leur servent de support d’écriture. C’est l’ancêtre du papier (le mot papier vient d’ailleurs de papyrus).

 

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La prospérité générale profite à la minorité privilégiée (fonctionnaires, clergé, entourage du pharaon). Elle conduit aussi au développement d’une civilisation aimable dont les fresques des tombeaux royaux ne nous donnent qu’une imparfaite image. Excellents jardiniers et observateurs de la Nature, les Égyptiens sont à l’origine de notre calendrier solaire. Ils développent aussi une médecine et une chirurgie remarquables. Leurs praticiens se montrent habiles dans la trépanation du cerveau comme dans les opérations de l’oeil.

 

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La paysannerie est essentiellement composée de paysans libres. L’esclavage, au moins dans les premiers temps, semble limité aux exploitations minières du Sinaï où travaillent des captifs de guerre. Cette situation sociale va toutefois se dégrader au cours du dernier millénaire avant JC, du fait des troubles et de l’influence des Grecs, moins regardants sur l’esclavage.

 

Les femmes elles-mêmes semblent bénéficier d’un statut honorable dans la société pharaonique. Ainsi sont-elles généralement représentées au côté de leur époux (haut fonctionnaire ou pharaon), à la même taille que celui-ci.

 

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La religion, ciment social

 

Le ciment de l’Égypte ancienne est la religion. Hérodote l’a bien compris en présentant les Égyptiens comme «les plus religieux de tous les hommes». À l’origine, chaque cité avait ses propres divinités, souvent des dieux à corps humain et tête d’animal.

 

Avec l’émergence d’un État centralisé, ces divinités sont réunies dans une cosmogonie commune. Tous les habitants partagent la même vision de la création du monde, avec une place privilégiée pour Rê (plus tard appelé Amon).

 

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C’est le dieu-Soleil, qui dispense la vie sur la Terre. Sa domination sur les autres dieux du panthéon égyptien fait dire à certains historiens que la religion des pharaons était somme toute plus proche du monothéisme que du polythéisme.

 

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